Chaque 4 septembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la Santé sexuelle, une occasion de rappeler l’importance de droits fondamentaux souvent négligés.
Cette année, le thème choisi est : « Justice sexuelle : que pouvons-nous faire ? ».
La santé sexuelle, un droit humain
La santé sexuelle ne se résume pas seulement à l’absence de maladies ou d’infections. Elle englobe le bien-être physique, émotionnel, mental et social en lien avec la sexualité.
Selon les experts, elle repose sur trois piliers indissociables : la santé, la dignité et l’égalité.
Ces valeurs ne sauraient être garanties sans une véritable justice sexuelle, c’est-à-dire un accès équitable aux soins, au respect de l’intégrité, et à l’éducation complète à la sexualité.
La justice sexuelle, un combat global
Le thème de cette année interpelle : « Justice sexuelle : que pouvons-nous faire ? ».
Cette question souligne la nécessité d’agir collectivement pour réduire les inégalités. Car les obstacles persistent entre autres mariages précoces, violences basées sur le genre, stigmatisation des minorités sexuelles, inégal accès aux soins de santé reproductive…Autant de réalités qui fragilisent des millions de vies à travers le monde, et particulièrement en Afrique subsaharienne.
La situation en RDC
En République Démocratique du Congo, les défis demeurent majeurs. Une grande partie de la jeunesse manque d’informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive.
Les tabous culturels, le manque de structures adaptées et l’insuffisance de programmes d’éducation sexuelle complète alimentent les grossesses précoces, les IST et les violences sexuelles.
Pourtant, plusieurs organisations locales et internationales travaillent sans relâche pour sensibiliser et protéger les jeunes.
La question posée par le thème appelle une réponse multiforme :
– Renforcer l’éducation : promouvoir une éducation sexuelle complète, adaptée aux réalités locales.
– Garantir l’accès aux soins : rendre disponibles et accessibles les services de santé sexuelle et reproductive, surtout pour les jeunes et les femmes.
– Lutter contre les discriminations : déconstruire les tabous, les préjugés et combattre toutes formes de violences sexuelles.
– Impliquer les décideurs : faire de la santé sexuelle une priorité politique et budgétaire.
Une cause universelle
La justice sexuelle est une condition essentielle à la dignité humaine. Sans elle, impossible de construire des sociétés véritablement égalitaires et inclusives.
Comme le rappellent les experts de l’OMS : « La santé sexuelle est un droit fondamental, et non un privilège ».
En cette journée mondiale, la réflexion s’impose : que faisons-nous, chacun à notre niveau, pour que la sexualité rime avec santé, justice et égalité ?
Lydia Mangala


