À quelques jours du scrutin décisif prévu le 20 mai 2026, l’ancien secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo Omba, a officiellement lancé sa campagne pour la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). À Kinshasa, il a présenté sa vision et son engagement, se positionnant comme un candidat de rupture et de réforme structurelle du football congolais.
Devant la presse nationale réunie ce lundi 11 mai, dans une salle comble, Véron Mosengo a tenu un discours sans détour, assumant pleinement son retour dans l’arène nationale.
« J’ai décidé d’être candidat pour servir mon pays », a-t-il déclaré.
Revenant sur les critiques liées à son choix tardif, il a assumé une posture de sacrifice personnel face aux jugements.
« Je suis prêt à être ridicule », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, il a également insisté sur la dimension éducative et inspirante de son parcours pour la jeunesse congolaise.
« Je veux montrer aux jeunes filles et garçons que si l’on travaille sérieusement, dans le respect du bien commun et avec intégrité, tout est possible », a-t-il martelé.
Interpellé sur les rumeurs et polémiques ayant entouré son parcours, le candidat a tenu à clarifier sa situation.
« J’ai été blanchi par les instances compétentes et par la justice suisse », a-t-il déclaré.
Au cœur de son projet, Véron Mosengo met en avant un diagnostic sévère du football congolais, qu’il estime freiné par l’absence de structures solides.
« Notre football ne manque pas de talents, ni d’histoire, mais de structures. Car sans structures, il n’y a pas de continuité », a-t-il précisé.
Il estime également que le potentiel du pays reste sous-exploité en raison de faiblesses organisationnelles.
« Le Congo est un pays de talent, notre condition de vie professionnelle ne doit pas être la raison d’un échec », a-t-il ajouté.
Porté par son expérience au sein des instances internationales du football, Véron Mosengo-Omba se présente comme un candidat de la modernisation et de la rigueur administrative. À quelques jours du vote, il appelle les acteurs du football congolais à faire un choix décisif entre continuité et transformation.
Le scrutin du 20 mai 2026 s’annonce ainsi comme un tournant majeur pour l’avenir de la FECOFA et du football national.
Josaphat Mayi


