D’après une note diplomatique adressée aux autorités congolaises, le vol présidentiel togolais est attendu à 14h45 à l’aéroport international de N’djili.
Cette visite s’inscrit dans un climat diplomatique marqué par une recrudescence des tensions à l’Est de la RDC et l’urgence de trouver une voie pacifique.
Le président Faure Gnassingbé devrait être accueilli par une délégation officielle congolaise de haut rang, alors que les attentes sont grandes autour de son nouveau rôle.
Un nouveau visage à la médiation africaine
La désignation de Faure Gnassingbé comme médiateur de l’Union africaine marque une nouvelle phase dans les efforts de résolution du différend entre Kinshasa et Kigali.
Il succède au président angolais João Lourenço, qui a porté cette médiation depuis 2022 dans le cadre du Processus de Luanda.
En parallèle, le président Lourenço a signé un décret mettant fin aux fonctions du brigadier Daniel Raimundo Savihemba, jusque-là commandant du mécanisme ad hoc de vérification mis en place pour surveiller la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Un mandat encore flou, mais des attentes claires
Pour l’heure, l’Union africaine n’a pas encore communiqué de manière précise sur les contours du mandat du nouveau médiateur.
Cette incertitude contraste avec l’urgence du terrain, où les populations civiles continuent de subir les conséquences de l’instabilité persistante au Nord-Kivu.
Faure Gnassingbé, en tant que dirigeant expérimenté et proche des milieux diplomatiques africains, est attendu sur sa capacité à instaurer un dialogue constructif entre les parties et à relancer un processus de paix devenu fragile.
Lydia Mangala


