Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), financé par la Banque mondiale, a organisé un atelier de pré-validation les mardi 16 et mercredi 17 septembre 2025 au Centre d’Études pour l’Action Sociale (CEPAS).
L’objectif est de finaliser une nouvelle politique de recrutement des enseignants du secondaire, qui place le mérite, l’équité et la transparence au centre du processus, tout en favorisant une plus grande participation des femmes dans le corps enseignant.
Une réforme guidée par le mérite et l’inclusion
Au cours des travaux, les experts du ministère de l’Éducation nationale et les représentants de la société de Conseil Cayambe ont mis en avant les principes fondateurs de cette réforme.
Pour Léonard Lwanga, de la Direction des Ressources Humaines, instaurer un système où la compétence, l’intégrité et le mérite deviennent les seuls critères d’accès et de progression est une étape essentielle pour renforcer la qualité de l’enseignement.
De son côté, Alice Mutambayi, coordinatrice déléguée du PAAF, a insisté sur les trois piliers de cette nouvelle politique notamment l’équité, l’inclusion et la transparence.
L’objectif est de garantir à tous les candidats les mêmes chances, de refléter la diversité de la société dans le corps enseignant et d’assurer un processus clair et juste.
Des travaux participatifs et des étapes précises
Les participants ont travaillé en groupes pour examiner trois aspects clés entre autres les critères de sélection, le processus de candidature et d’évaluation, ainsi que les mécanismes de recours et de surveillance.
Selon Jean-Louis Bisangilwa, coordonnateur technique de Cayambe, le document a été pré-validé avec quelques observations de fond et de forme, grâce à une démarche participative qui a permis de recueillir les contributions directes des acteurs concernés.
Les prochaines étapes sont déjà tracées. Le document amendé sera immédiatement transmis au PAAF, accompagné du manuel de procédure de recrutement et d’intégration des enseignants dans le système de paie. En octobre, un cahier des charges pour le module de formation des enseignants sera produit afin de renforcer leurs compétences professionnelles.
Une attention particulière à la participation féminine

Parallèlement, une campagne de communication a été lancée pour encourager davantage de femmes à s’engager dans la carrière enseignante, un secteur où elles restent encore sous-représentées.
Cette action vise à rééquilibrer la présence des genres dans le monde éducatif et à renforcer l’impact social de la réforme.
Une vision gouvernementale claire pour l’éducation
Cet atelier s’inscrit dans la stratégie du gouvernement congolais, qui place la qualité de l’enseignement au cœur de son plan quinquennal.
En investissant dans la formation initiale et continue des enseignants, le ministère de l’Éducation nationale entend garantir une éducation inclusive et accessible à tous.
La pré-validation de cette politique de recrutement constitue ainsi un jalon important dans la transformation du système éducatif en RDC.
Lydia Mangala


