Dans le cadre du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation, tenu le mardi 28 avril à l’hôtel Hilton de Kinshasa, la vice-ministre des Finances, Grâce Yamba, a appelé à une réforme en profondeur de la gestion financière du secteur éducatif, en mettant l’accent sur la performance, la transparence et l’efficacité des dépenses publiques.
Intervenant lors du panel consacré à la mobilisation et à la gestion des ressources, elle a rappelé que la soutenabilité des politiques éducatives dépend étroitement de la qualité de la gouvernance financière.

« Nous ne pouvons pas bâtir un système éducatif solide sans une gestion rigoureuse et responsable des ressources publiques », a-t-elle déclaré devant les participants.
Dans son intervention, Grâce Yamba a détaillé plusieurs mesures structurelles visant à améliorer l’efficacité des dépenses dans le secteur de l’éducation. Parmi celles-ci figure la rationalisation des bureaux gestionnaires, une réforme destinée à réduire les chevauchements administratifs et à renforcer le suivi des finances publiques.

Elle a également insisté sur la nécessité d’assainir et de moderniser le fichier de paie, un outil essentiel pour une meilleure maîtrise de la masse salariale dans le secteur éducatif. Selon elle, cette réforme est indispensable pour corriger les incohérences budgétaires et renforcer la crédibilité financière de l’État.
La vice-ministre a par ailleurs évoqué une meilleure anticipation des besoins en personnel, afin d’adapter les recrutements aux réalités du système éducatif et d’éviter les déséquilibres structurels.
Dans cette dynamique, elle a mis en avant l’exploitation stratégique des départs à la retraite comme levier de renouvellement progressif des effectifs, tout en préservant la soutenabilité budgétaire.
Pour Grâce Yamba, ces réformes doivent permettre une transformation profonde de la gestion des ressources dans le secteur éducatif. Elle a plaidé pour un passage d’une logique de dépense à une logique de performance, où chaque investissement public est évalué à l’aune de son impact réel.

« Il s’agit de passer d’une logique de consommation budgétaire à une logique de résultats mesurables », a-t-elle affirmé, estimant que cette évolution est indispensable pour renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers, ainsi que celle des citoyens.

À travers cette approche axée sur la performance et la transparence, la vice-ministre des Finances cherche à renforcer l’efficacité de l’action publique, en particulier dans les secteurs sociaux prioritaires tels que l’éducation, considérée comme un levier essentiel du développement national.
Ben Mandjolo


