Près de trois semaines après l’assassinat du jeune entrepreneur congolais Vally Amisi, son père, Valère Amisi, appelle à l’extradition rapide du principal suspect, Beni Mukena, actuellement détenu en Afrique du Sud. L’objectif est de le voir répondre de ses actes devant la justice de la République démocratique du Congo dans les plus brefs délais.
Dans une déclaration, Valère Amisi a insisté sur l’urgence d’accélérer les procédures judiciaires. Il a également appelé à éviter toute forme de justice populaire, tout en affirmant sa confiance dans les institutions congolaises pour faire toute la lumière sur cette affaire. La famille souhaite que le suspect soit jugé, que ses motivations soient établies et que justice soit rendue.
La famille Amisi réfute par ailleurs toute relation étroite entre la victime et le suspect. Selon elle, les deux hommes ne se connaissaient que depuis environ deux mois avant les faits. D’après le père de la victime, Beni Mukena aurait approché Vally Amisi autour de projets commerciaux jugés douteux, notamment en lien avec un prétendu marché d’affrètement pour la DGDA. Il évoque un rendez-vous qui aurait été un piège, au cours duquel le drame se serait produit.
Sur le plan judiciaire, l’interpellation de Beni Mukena en Afrique du Sud, dans le cadre d’une coopération entre les autorités congolaises et les mécanismes internationaux de police, constitue une avancée majeure. Le parquet de Kinshasa-Gombe suit le dossier, tandis que la prochaine étape reste l’organisation de son extradition vers la RDC. À son arrivée, il devrait être pris en charge par la Direction générale de migration avant d’être présenté à la justice.
Par ailleurs, des images relayées sur les réseaux sociaux, non authentifiées officiellement, circulent dans l’opinion. Elles montreraient la victime en compagnie du suspect le soir des faits, ainsi qu’une séquence ultérieure où ce dernier apparaîtrait seul. Ces éléments, largement commentés, n’ont toutefois pas encore été confirmés par les autorités judiciaires.
Sur le plan juridique, Beni Mukena est poursuivi pour assassinat. Si les faits sont établis, cette qualification, qui implique une préméditation, pourrait être retenue conformément aux dispositions du Code pénal congolais. Elle est passible des peines prévues par la loi en vigueur.
La famille Amisi continue de plaider pour une procédure rapide et transparente, afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et d’en déterminer les responsabilités.
Joëlle Luniongo


