Le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a réuni vendredi 20 mars à Kinshasa élus nationaux et provinciaux, responsables de l’ACGT et entreprises prestataires pour faire le point sur l’état des grands chantiers dans la province du Kasaï. Une rencontre marquée par un ton ferme, mais aussi par une volonté d’accélérer les projets attendus par la population.
Dès l’ouverture des échanges, le Kasaï a été placé au centre des priorités. Les discussions ont permis de passer en revue plusieurs projets d’infrastructures, avec un accent sur la transparence, le suivi de proximité et l’obligation de résultats. Les élus présents ont salué cette démarche, à l’image du député national Guy Mafuta Kabongo, qui a apprécié la disponibilité du ministre et son engagement en faveur des populations locales.
Parmi les dossiers les plus urgents figure celui de l’aéroport de Tshikapa, considéré comme vital pour la province. Les élus ont dénoncé une certaine confusion dans la gestion du projet, évoquant une cacophonie entre les différents intervenants. Face à cette situation, le Ministre a donné un ultimatum de 72 heures aux entreprises impliquées, notamment CISC et l’ACGT, pour présenter un plan d’exécution détaillé, accompagné d’un chronogramme précis. L’objectif est de remettre de l’ordre dans le projet et de lancer effectivement les travaux dans les meilleurs délais.
Autre dossier sensible, celui de la route de Kanzala, qualifié de chaotique par les services techniques. Ici, le message du Ministre est sans équivoque : il n’est pas question de compromettre la qualité des travaux. Les discussions ont mis en avant la nécessité de sélectionner des entreprises crédibles, disposant des moyens techniques et financiers nécessaires. L’idée est d’éviter les prestataires peu fiables et de garantir des infrastructures durables pour la province.
Les territoires de Luebo et d’Ilebo ont également été au centre des échanges. À Luebo, les érosions massives constituent une urgence qui nécessite une intervention rapide. Du côté d’Ilebo, la réhabilitation du port et le financement de la RN20 sont considérés comme des projets structurants pour désenclaver la région et soutenir son développement économique.
Au-delà des projets, cette réunion a permis de dégager une vision commune. Une concertation élargie est d’ailleurs annoncée pour renforcer la coordination entre les différents acteurs et parler d’une seule voix sur les priorités du Kasaï.
Sur le terrain, les attentes restent grandes : des engagements concrets, des travaux visibles et, surtout, la transformation des promesses en réalisations. Avec cette réunion, le gouvernement montre que le temps des diagnostics doit laisser place à l’action.
Lydia Mangala


