Dans un décor lumineux, face aux caméras d’Univers Télévision, Mike Luntadila a pris place avec calme et assurance. Invité par la journaliste Naomie Longila pour un entretien exclusif, l’entrepreneur a partagé bien plus qu’un parcours : une vision. Celle d’un Congo qui cesse de dépendre de l’extérieur pour produire, transformer et prospérer sur son propre sol.
Dès les premières minutes de l’émission, le ton est donné. Mike n’est pas venu parler de business pour briller, mais pour convaincre. Convaincre qu’il est temps que la RDC se lève par l’industrie.
Un parcours forgé entre deux continents
Il raconte avec simplicité son enfance dans une famille de commerçants, où il a appris très tôt que la richesse se crée avec les mains et l’esprit. Ses études l’ont emmené à Boston, à Suffolk University, puis au Canada, à Humber Business School. Deux expériences internationales, mais un seul rêve : retourner servir son pays.
De retour à Kinshasa, il fonde MFS Group, une entreprise spécialisée dans l’import-export de produits frais. Très vite, sa vision dépasse les chambres froides. Pendant la pandémie de Covid-19, son entreprise se distingue en fabriquant des portiques de désinfection, une innovation locale, une preuve que l’industrie congolaise peut surprendre lorsqu’on y croit.
Sur le plateau, un diagnostic clair et un plan
Assis face à Naomie Longila, Mike déroule son message avec passion. Si la RDC veut se développer, elle doit produire. Transformer ses minerais, ses produits agricoles, son bois… et ne plus tout expédier brut à l’étranger.
Et pour y arriver, trois batailles doivent être gagnées :
1. L’énergie , “Le cœur de toute industrialisation”
Sans électricité, aucune machine ne tourne.
« À Kingabwa, nous avons parfois seulement quatre heures d’électricité par jour. Nous sommes obligés d’utiliser des groupes électrogènes jour et nuit. Comment être compétitif ? » interroge-t-il.
C’est pourquoi son groupe a noué un partenariat stratégique avec SunAfrica, leader solaire américain. Leur objectif : injecter au moins 4 000 MW dans le réseau national. Un pas géant qui pourrait changer le destin économique du pays.
2. Les infrastructures, “La colonne vertébrale de l’économie”
Routes impraticables, rails vieillissants… Résultat : fabriquer au Congo coûte souvent plus cher qu’importer.
Mike appelle à une révolution logistique, pour relier les producteurs au marché national… et au monde.
3. Le climat des affaires “La confiance est un capital”
Il plaide pour un cadre légal protecteur, une justice fiable, et l’application stricte des lois OHADA afin d’attirer et sécuriser durablement les investissements.
Une conviction forte : “La RDC peut se prendre en charge”
Au fil des échanges avec la journaliste, une évidence s’installe dans le studio : Mike Luntadila y croit. Et son optimisme est contagieux.
“Nous avons tout : les ressources, la population, l’énergie, le marché. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est le courage de bâtir.”, a-t-il déclaré.
Son regard pétillait lorsqu’il évoquait la jeunesse congolaise :
une force vive qui n’attend qu’une opportunité pour révéler son talent.
L’esprit d’un bâtisseur
L’émission se conclut comme elle a commencé : avec le rêve d’une RDC debout, productive, souveraine.
Mike Luntandila ne se présente ni comme un politicien ni comme un théoricien. Il est de ceux qui retroussent leurs manches. De ceux qui construisent. De ceux qui prouvent que l’industrialisation n’est pas un slogan… mais un chantier.
À travers MFS Group et ses initiatives énergétiques, il s’est engagé à accompagner cette transformation. Et sur le plateau d’Univers Télévision, il a lancé un appel : celui de croire en la puissance industrielle du Congo.
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Joséphine Mawete


