La plateforme sociale TikTok est de plus en plus perçue par les citoyens congolais comme une véritable « fenêtre des anti-valeurs ». Cette expression, souvent relayée par les utilisateurs de la plateforme, qualifiés de « Tiktokeurs » et « Tiktokeuses », souligne une préoccupation grandissante face aux contenus qui y sont diffusés. Ces derniers sont jugés contraires aux valeurs morales et culturelles de la République Démocratique du Congo (RDC).
Face à cette situation, l’autorité de régulation, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), est appelée à jouer un rôle déterminant. Les avertissements lancés par le passé, notamment ceux de janvier 2025, résonnent aujourd’hui avec une acuité particulière. Il est temps pour le CSAC, dirigé par Christian Bosembe, de passer de la parole aux actes.
Un appel à l’action pour le CSAC
Les citoyens congolais, inquiets de l’influence potentiellement négative de TikTok sur la jeunesse et la société en général, lancent un appel pressant au CSAC. Il ne s’agit plus seulement de constater la prolifération de contenus jugés inappropriés, mais d’exiger des mesures concrètes pour y remédier. Le CSAC, en tant qu’autorité de régulation, a le pouvoir et le devoir d’intervenir.
L’institution est appelée à ne pas hésiter à sanctionner les dérives observées, après avoir réitéré ses avertissements. L’objectif est clair : ramener le bon sens et préserver l’intégrité des valeurs congolaises face aux influences extérieures véhiculées par les plateformes numériques. Le CSAC doit démontrer sa détermination à protéger l’espace audiovisuel et numérique national.
Au-delà des « anti-valeurs » : la responsabilité des plateformes
La problématique ne se limite pas aux contenus seuls. Elle soulève également la question de la responsabilité des plateformes comme TikTok dans la diffusion de ces « anti-valeurs ». L’algorithme de TikTok, qui favorise la viralité, peut involontairement amplifier la portée de contenus problématiques, qu’il s’agisse d’obscénité, de désinformation ou de cyberharcèlement. L’émergence de contenus générés par l’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension à ce défi, rendant la régulation encore plus complexe.
C’est dans ce contexte que l’appel des citoyens au CSAC prend tout son sens. Il s’agit d’une demande de vigilance accrue, d’une application rigoureuse des textes en vigueur, et d’une volonté de faire respecter les normes éthiques et culturelles au sein de l’espace numérique congolais. Le CSAC a la lourde tâche de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et la nécessité de protéger la société des contenus préjudiciables, afin de garantir un environnement numérique sain et respectueux pour tous les Congolais.
Joëlle Luniongo


