L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a clôturé, le samedi 12 juillet 2025 à Paris, sa 50ᵉ session plénière en adoptant une résolution historique sur la stabilisation de la région des Grands Lacs.
Par ce texte, l’APF réaffirme son soutien à l’accord de paix signé à Washington le 27 juin et à la médiation togolaise pour rétablir la sécurité et la réconciliation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Un appel solennel à la paix et à la justice

Faisant écho aux constatations de la mission de bons offices menée en mai à Kinshasa et Kigali, l’APF a exprimé sa profonde préoccupation face aux violences persistantes, aux déplacements massifs de populations et aux violations des droits humains.
La résolution, adoptée à l’unanimité, enjoint les parties prenantes à respecter la souveraineté nationale et l’intégrité des frontières, tout en condamnant fermement les incursions militaires et le soutien aux groupes armés.
Vers une réconciliation inclusive

Consciente de la nécessité d’une paix durable, l’Assemblée a souligné l’urgence d’impliquer pleinement les femmes et les jeunes dans les processus de réconciliation.
L’APF insiste sur le rôle essentiel de ces acteurs dans la reconstruction du tissu social et dans l’établissement de mécanismes de gouvernance partagée, condition sine qua non pour prévenir toute résurgence de conflits.
Un suivi parlementaire pour accompagner la paix
Afin de donner corps à ses recommandations, l’APF a décidé de constituer un groupe restreint de suivi parlementaire.
Composé de députés et sénateurs issus des législatures congolaise et rwandaise, ce comité aura pour mission de maintenir le dialogue interparlementaire, de formuler des propositions concrètes et d’appuyer, de concert avec l’Union africaine, la mise en œuvre des engagements issus de l’accord de Washington.

La séance s’est achevée sous les applaudissements lorsque Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la RDC, et Mussa Fazil Harerimana, vice-président de la Chambre des députés du Rwanda, se sont embrassés en signe de fraternité.
Présents pour la clôture, Hilarion Etong, président de l’APF, et Amélia Lakrafi, déléguée générale, ont salué ce moment comme la traduction d’une volonté collective de la Francophonie parlementaire en faveur d’une paix portée par les peuples eux-mêmes.
Lydia Mangala


