À l’occasion de la 1291e session du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine tenue ce jeudi 24 juillet 2025 à Addis-Abeba, la République Démocratique du Congo, par la voix de sa Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a plaidé pour une résolution pacifique, inclusive et respectueuse de la souveraineté de la Libye.
Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité de la vision panafricaine du Président Tshisekedi en faveur d’un continent stable, fort et solidaire.
Une voix pour la paix et la souveraineté
Devant les représentants des États membres et les partenaires internationaux, la cheffe de la diplomatie congolaise a porté un message qui clarifie que la RDC demeure attachée aux principes de souveraineté, d’unité nationale et d’intégrité territoriale de la Libye.
Selon elle, la solution à la crise libyenne doit être africaine et inclusive, sans ingérence étrangère non autorisée.
Soutien à la Charte de réconciliation nationale libyenne
La cheffe de la diplomatie congolaise a salué la signature de la Charte de réconciliation nationale, intervenue le 14 février 2025, qu’elle considère comme un jalon majeur dans le processus de paix.
Ce texte, qui marque un rapprochement inédit entre les parties prenantes libyennes, est selon elle « un tournant décisif » et un fondement sur lequel bâtir des institutions stables et légitimes.
Lutte contre les interférences militaires extérieures
Dans son discours, la Ministre d’État a rappelé l’urgence de faire respecter l’embargo sur les armes imposé par les Nations Unies.
Elle a exigé la cessation immédiate de toute présence militaire étrangère non autorisée sur le sol libyen.
La RDC a également appelé à un renforcement du régime de sanctions visant les acteurs qui entravent volontairement le processus de paix.
Pour un processus électoral inclusif et consensuel
La diplomate congolaise a encouragé les leaders politiques, les forces sociales et les communautés libyennes à poursuivre un dialogue franc et ouvert.
Elle a insisté sur la nécessité d’un consensus autour d’un calendrier électoral crédible, transparent et acceptable par tous, comme condition essentielle au retour à une gouvernance stable.
Une diplomatie africaine responsable
Le discours de Thérèse Kayikwamba Wagner a été salué par plusieurs délégations comme un modèle de diplomatie constructive et respectueuse des souverainetés nationales.
Par cette prise de parole forte, la RDC confirme son rôle d’acteur central dans la résolution des crises africaines, et son engagement constant pour une Afrique unie autour des valeurs de paix, de dignité et de développement partagé.
Lydia Mangala


