Lors de la sixième conférence des présidents de parlements à Genève, en Suisse, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la RDC, a lancé un appel solennel à ses homologues internationaux. Il les a invités à condamner sans ambiguïté les massacres perpétrés dans l’Est de la RDC par les forces rwandaises occupantes.
Tout en saluant le choix courageux de paix du président Félix Tshisekedi avec le Rwanda, Kamerhe a rappelé que cette démarche n’exclut en rien la quête de justice et de réparation pour les victimes.
Un appel international pour dénoncer les crimes dans l’Est congolais

« Aujourd’hui, à Genève, ville-symbole des droits de l’homme, je vous invite à vous joindre à la voix du peuple congolais pour condamner sans équivoque ces crimes odieux contre des civils innocents », a déclaré Vital Kamerhe avec force.
Ce rappel au devoir de solidarité internationale souligne l’urgence de prendre position face aux violations massives des droits humains dans les provinces de l’Est de la RDC.
Il a dénoncé la situation sécuritaire extrêmement préoccupante où des violations massives du droit international humanitaire sont commises par diverses forces occupantes, faisant directement référence aux groupes armés soutenus par l’armée rwandaise.
La paix choisie par le leadership congolais : entre justice et souveraineté

Malgré ce contexte dramatique, Vital Kamerhe a tenu à rappeler que le président Félix Tshisekedi a fait le choix courageux de la paix avec notre voisin le Rwanda.
« Une paix juste, sans renoncer à sa souveraineté, ni à la justice et à la réparation », a-t-il précisé.
Cette position reflète un équilibre délicat entre la volonté de réconciliation régionale et la défense des droits légitimes du peuple congolais.
Le président de l’Assemblée nationale insiste sur le fait que la paix ne saurait s’accompagner d’impunité ou d’abandon des principes fondamentaux.
L’espoir suscité par les accords de Washington et de Doha

Vital Kamerhe a également évoqué les processus diplomatiques en cours, notamment les Accords de Washington et de Doha, qui suscitent beaucoup d’espoir.
Ces accords visent à restaurer la paix dans la région des Grands Lacs et à créer les conditions d’une prospérité partagée.
Il a souligné l’importance de ces initiatives dans un contexte où la stabilité régionale est un enjeu clé pour le développement économique et social du continent.
Une vision élargie de la paix en Afrique centrale

« L’engagement de la RDC pour la paix dépasse le cadre du conflit avec le Rwanda », a rappelé Vital Kamerhe dans son allocution.
« La volonté sincère de renforcer nos liens naturels de coopération et de cohabitation pacifique avec l’ensemble de nos neuf voisins », a-t-il réaffirmé.
Il a ainsi élargi son plaidoyer à une paix continentale, appelant à taire le fracas des armes, du Sud-Soudan au Sahel, du Nigeria à l’Est de la RDC.
Pour lui, il est essentiel que la région fasse place au grondement des tracteurs dans nos champs et au ronronnement des machines industrielles dans nos zones économiques.
Un message d’espoir pour la jeunesse et le développement
Vital Kamerhe a aussi adressé un message porteur d’espoir à la jeunesse et aux femmes du pays :
« Ce que nous souhaitons, c’est libérer nos jeunes et nos femmes de l’angoisse de la guerre et du terrorisme, afin qu’ils contribuent pleinement à la prospérité de notre pays et à l’émergence de notre continent », s’est-il exprimé.
En appelant la communauté internationale à soutenir le peuple congolais face aux atrocités et en défendant un processus de paix équilibré, ce discours incarne la volonté de la RDC de sortir d’un cycle de violence pour bâtir un avenir de justice, de souveraineté et de développement partagé.
Lydia Mangala


