La grande salle du Fleuve Congo Hôtel a servi de cadre au lancement officiel du Concours interuniversitaire d’Art Oratoire Éloquence 360 le 30 août dernier.
Étudiants venus de plusieurs universités de Kinshasa, professeurs, personnalités académiques et acteurs de la société civile se sont réunis pour assister à cette manifestation qui valorise la parole comme outil de leadership et de transformation sociale.
Un accueil empreint de solennité et de gratitude
La cérémonie a débuté avec le mot de bienvenue de Sabrina Okodi, Coordinatrice d’Éloquence 360, qui a exprimé toute sa reconnaissance envers les invités et participants.
« C’est avec une profonde reconnaissance et un immense honneur que je prends la parole en ce jour mémorable, au nom de la coordination d’Éloquence 360 et de l’ensemble du comité organisateur, pour vous souhaiter la plus chaleureuse des bienvenues en ce lieu prestigieux qu’est le Fleuve Congo Hôtel », a-t-elle déclaré avec émotion.
Elle a souligné que la forte mobilisation de l’audience témoigne non seulement de l’intérêt porté à l’épanouissement intellectuel de la jeunesse congolaise, mais également de l’attachement aux valeurs fondamentales que sont la formation intellectuelle, la citoyenneté responsable et la promotion d’une parole réfléchie et constructive.
Selon ses propos, la coordinatrice considère ce concours non comme une simple compétition académique, mais comme une véritable tribune d’expression, où chaque étudiant peut affirmer son identité et défendre ses convictions avec rigueur et responsabilité.
La parole : un instrument de transformation sociale
Au cœur de son intervention, Sabrina Okodi a mis en avant la puissance de la parole. Elle a rappelé que s’exprimer ne consiste pas seulement à communiquer, mais à influencer, inspirer et transformer positivement son environnement.
« La parole n’est pas un simple véhicule de communication, elle est un instrument de leadership, de persuasion et de transformation sociale », a-t-elle martelé devant une salle attentive, ponctuant ses propos de regards appuyés et d’applaudissements nourris.
Dans son discours indirect, elle a expliqué que chaque mot prononcé engage autant celui qui parle que celui qui écoute, et que la jeunesse congolaise détient le potentiel de changer le cours des événements grâce à une parole réfléchie et mûrie.
Un thème porteur de sens et d’engagement
Le concours s’articule autour du thème : « Pour ceux dont chaque prise de parole vaut ». Sabrina Okodi a insisté sur la profondeur de ce choix :
« Cette phrase n’est pas une simple formule. Elle est une profession de foi. Elle célèbre celles et ceux qui considèrent la parole comme un engagement sérieux, une parole qui pèse, qui construit, qui inspire », a-t-elle affirmé.
Elle a expliqué que l’objectif de ce thème est de mettre en lumière la responsabilité que chaque étudiant a lorsqu’il prend la parole, et de promouvoir un usage de la parole qui dépasse le cadre de la performance académique pour devenir un outil de changement social et citoyen.
Une jeunesse invitée à incarner l’ambition du concours
En clôture de son allocution, Sabrina Okodi a lancé un appel vibrant aux participants :
« Puissent ces journées de concours être pour chacun d’entre vous l’occasion d’incarner cette ambition, et de faire de votre parole un acte véritable. »
Elle a encouragé les étudiants à utiliser cette plateforme non seulement pour démontrer leur talent oratoire, mais aussi pour se positionner comme des acteurs éclairés de la société, capables d’inspirer et d’influencer positivement leurs pairs.
Lydia Mangala


