La situation à Mbuji-Mayi est devenue critique. Depuis plus d’un mois, l’approvisionnement en eau potable se fait terriblement rare, ce qui fragilise le quotidien des habitants.
Sans solution immédiate, ils sont obligés de parcourir de longues distances pour trouver un minimum d’eau, souvent au péril de leur sécurité.
Une réponse citoyenne forte
Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a décidé de passer à l’action. Ce vendredi 18 avril 2025, des citoyens organiseront un sit-in devant le bureau de la REGIDESO, installé dans la commune de Bipemba.
Leur but est d’exiger que les autorités locales reprennent au plus vite la desserte en eau potable afin de garantir ce service vital à la population.
Des alternatives insuffisantes
Face à l’absence de solution de la part des pouvoirs publics, les habitants se résignent à puiser dans les rivières locales, Muya, Kanshi et Lubilanji, dont l’eau, bien que facilement accessible, est impropre à la consommation.
L’utilisation de ces sources d’eau non traitées expose la communauté à de graves risques de maladies liées à une mauvaise qualité de l’eau, menace qui plane sur toute la province.
L’urgence d’une intervention des autorités
Une intervention rapide pourrait être indispensable pour éviter une crise sanitaire majeure. En effet, sans reprise de la desserte en eau potable et amélioration de la qualité de l’eau, les risques d’épidémies et d’autres problèmes de santé publique pourraient exploser.
D’après certaines analyses préliminaires, des cas de maladies liées à l’eau contaminée commencent déjà à être signalés, accentuant l’inquiétude des habitants.
Vers une solution durable
Si la mobilisation populaire actuelle illustre le ras-le-bol de la population, elle met également en lumière l’urgence d’investir dans une infrastructure durable pour l’approvisionnement en eau.
Outre le rétablissement immédiat de la desserte, les autorités doivent envisager des solutions à long terme telles que le traitement de l’eau et l’amélioration des réseaux de distribution, afin d’éviter que de tels soulèvements ne se reproduisent.
La crise de l’eau à Mbuji-Mayi est aujourd’hui un cri d’alarme lancé par la population. Alors que le sit-in de LUCHA témoigne de la détermination des citoyens à revendiquer leurs droits les plus fondamentaux, il demeure essentiel que les autorités locales interviennent rapidement pour prévenir une détérioration supplémentaire de la santé publique et garantir un accès équitable à l’eau potable pour tous.
Lydia Mangala


