Le ministère de la Santé, en collaboration avec le Programme élargi de vaccination (PEV) et l’ONG Flowminder, a organisé un atelier de restitution consacré à l’exploitation des données de mobilité pour affiner la planification et l’exécution des campagnes de vaccination des enfants.
Cette rencontre visait à montrer comment les analyses des déplacements de population peuvent guider le choix et l’organisation des sites de vaccination, et ainsi réduire le nombre d’enfants « zéro-dose » et sous-vaccinés, notamment parmi les familles mobiles ou déplacées.
Intégrer la mobilité dans la stratégie vaccinale
Durant l’atelier, les experts ont présenté des cartes et des statistiques illustrant les flux de population dans les zones rurales et difficiles d’accès.
Ces informations, actualisées chaque mois, permettent de compléter les estimations traditionnelles basées sur les recensements de 1984 et 2016.
En observant précisément où se déplacent les communautés, les prestataires de santé sont désormais en mesure d’ajuster en temps réel les itinéraires et les emplacements de leurs actions de vaccination.
Une technologie au service de l’équité
Sylvain Ramazani, Secrétaire général à la Santé publique, a salué l’apport des innovations numériques dans la prise de décision.
« Grâce à ces données de mobilité, nous pouvons confronter nos projections aux réalités du terrain et affiner nos plans de manière plus fiable que les méthodes classiques » a-t-il déclaré.
De son côté, le Dr Linus Bengtsson, président du conseil d’administration de Flowminder, a réaffirmé l’engagement de son organisation à ne laisser aucun enfant de côté, y compris ceux issus des populations les plus difficiles à atteindre.
Un partenariat multisectoriel
L’atelier a rassemblé les responsables du PEV central, les partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de Vodacom Congo, de l’ARPTC et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Ensemble, ils ont souligné que l’intégration des données de mobilité, associée à la richesse des projections mensuelles, constitue un levier essentiel pour anticiper les besoins et adapter les interventions vaccinales, au plus près des réalités locales.
Cet atelier prouve que l’innovation et la collaboration multisectorielle peuvent transformer le paysage de la santé publique, en garantissant que chaque enfant, même dans les contextes de mobilité ou de déplacement, bénéficie pleinement des programmes de vaccination.
Lydia Mangala


