L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a présenté ce jeudi 19 février 2026 le spécimen de la carte d’identité professionnelle destinée aux journalistes congolais, marquant ainsi la relance officielle d’un processus suspendu depuis janvier 2022. Cette action s’enclenche dans le cadre de la modernisation et de professionnalisation du secteur médiatique impulsée par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, à la suite des recommandations issues des États généraux de la communication et des médias.
La cérémonie, organisée en présence de responsables des médias, de journalistes et de partenaires techniques et financiers, a été l’occasion de rappeler le rôle central de cette carte. Selon Nicolas Lianza, directeur de cabinet du ministre, la carte d’identité professionnelle ne se limite pas à un simple document d’identification. Elle constitue un véritable levier stratégique pour renforcer l’autorégulation de la profession, garantir sa crédibilité et assurer la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier.
« Vous avez droit à la protection dans l’exercice de votre métier, mais vous portez également une responsabilité lourde et historique. Votre pays a besoin de vous plus que jamais. Vous êtes des acteurs de souveraineté narrative », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance du rôle des journalistes dans le contexte national actuel, notamment face aux défis sécuritaires dans l’Est du pays.
Pour le président de l’UNPC, Kamanda Wa Kamanda Muzembe, cette carte est bien plus qu’un document administratif. Elle représente une garantie d’identité, de protection et de responsabilité. Elle distingue le journaliste professionnel de l’imposteur et consolide l’autorité et la crédibilité de la profession.
« Dans un environnement médiatique fragilisé par certaines dérives, la professionnalisation n’est plus une option, elle est une exigence démocratique », a-t-il souligné.
À travers cette réforme, les autorités congolaises entendent renforcer l’autorégulation du secteur, protéger les professionnels et consolider la maturité institutionnelle de la presse. La carte d’identité professionnelle est donc l’outil essentiel pour garantir la liberté d’expression encadrée par la déontologie, renforcer la cohésion nationale et valoriser l’image de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.
Cette etape est une avancée remarquable pour la professionnalisation et la sécurisation du travail journalistique, tout en rappelant que liberté et responsabilité sont indissociables dans l’exercice de cette profession.
Lydia Mangala


