La deuxième édition de la Rencontre d’Exception organisée par l’Association Femmes d’Exception du Congo (FDEC Asbl) a également mis à l’honneur la marraine de cette édition, Anne Mbuguje, Sénatrice, Présidente de la Commission économique et 3ᵉ Vice-présidente de la FDEC.
Son mot de circonstance a souligné la stratégie et les efforts concrets déployés pour renforcer l’autonomie financière des femmes et des jeunes filles en RDC.
Une composante stratégique pour l’autonomisation des femmes
Dès le début de son intervention, Anne Mbuguje a rappelé l’importance de la planification et de l’organisation rigoureuse pour assurer l’efficacité des formations.
« Sous l’impulsion du bureau, l’Asbl FDEC a résolument inscrit cette priorité dans la composante 3 de notre plan d’action consacrée à l’autonomisation de la femme et de la jeune fille », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que cette composante visait notamment à renforcer l’entrepreneuriat féminin sur le marché.
Selon elle, un travail méthodique en amont avait permis de planifier le calendrier, le choix des formateurs et le budget, garantissant ainsi un déploiement ordonné et aligné sur les priorités stratégiques de l’association.
Des formations adaptées et progressives
Anne Mbuguje a ensuite détaillé la structure des formations proposées par la FDEC, qui se sont déroulées entre juin et mi-novembre 2025.
« Ces formations en gestion financière ont permis d’outiller les participantes sur leurs projets financiers, les mécanismes de l’épargne et les droits d’accès aux financements adaptés. Notre objectif demeure inchangé : offrir un cadre propice à la structuration de leurs idées, à la compréhension de leurs projets et à l’accès à de nouvelles opportunités », a-t-elle souligné.
Elle a présenté les trois modules proposés entre autres :
– Module 1 : Introduction à la gestion financière, portant sur les bases de la gestion et de l’épargne ;
– Module 2 : Maîtrise des chiffres et sécurisation de l’entreprise, approfondissant planification, calculs appliqués et gestion budgétaire ;
– Module 3 : Développement d’activité et analyse avancée de rentabilité, abordant les bases du financement.
« Chaque module s’est conclu par une évaluation visant à mesurer les connaissances acquises », a-t-elle précisé.
Un accompagnement personnalisé pour garantir le succès

Consciente des défis rencontrés par certaines participantes, Anne Mbuguje a insisté sur l’importance des sessions de révision et du soutien individualisé.
« Fidèle à notre mission d’accompagnement, nous avons organisé deux jours de révision spécifiques, un pour le module 1 et l’autre pour le module 2, afin de faire des mises à niveau et de redonner confiance aux participantes pour assurer leur progression », a-t-elle expliqué.
Elle a rappelé que ces efforts ont porté leurs fruits : 73 femmes formées et 13 lauréates ayant validé l’ensemble des modules.
« Mais avant tous ces chiffres, ce sont les visages, les ambitions, les espoirs et les victoires personnelles que nous voulions voir à l’œuvre », a-t-elle ajouté.
Un engagement pour un tissu économique inclusif
Anne Mbuguje a ensuite insisté sur la vision à long terme de l’association.
« L’autonomisation économique n’est pas un slogan, c’est l’engagement quotidien, un héritage que nous devons bâtir avec rigueur et force », a-t-elle affirmé.
Elle a également tenu à remercier les partenaires et les institutions qui ont soutenu la FDEC, notamment pour la logistique et les salles de formation.
« C’est ensemble que nous pouvons poser les fondations d’un tissu économique inclusif, porteur d’espoir pour notre nation », a-t-elle ajouté.
Poursuivre et renforcer l’accompagnement
Pour l’année 2026, Anne Mbuguje a annoncé la poursuite des ateliers de formation en gestion financière.
« Fortes de l’expérience tirée des précédentes formations et des leçons apprises, nous procéderons aux ajustements nécessaires pour renforcer l’efficacité de notre démarche pédagogique, approfondir les modules et accompagner encore davantage les femmes dans leurs professions », a-t-elle indiqué.
Elle a conclu son intervention en rappelant l’importance de la continuité et de l’inclusion :
« Femme d’exception n’est pas un groupe exclusif. Nous semons partout, et nous continuons à avancer petit à petit pour faire de l’inclusion financière un outil de transformation et d’opportunité pour toutes les femmes du Congo », a-t-elle déclaré.

À travers ces mors, Anne Mbuguje réaffirme le rôle de la FDEC comme actrice de la souveraineté économique des femmes en RDC, en s’appuyant sur des programmes concrets et un accompagnement structuré pour transformer les ambitions en réussites tangibles.
Lydia Mangala


