La Belgique appelle les demandeurs de visa Schengen à la plus grande vigilance face aux « agences intermédiaires » qui se multiplient, notamment à Kinshasa.
Lors d’une conférence de presse à Kinshasa le 13 novembre, Joris Salden, directeur général des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères belge, a enjoint les demandeurs à éviter les intermédiaires douteux, rappelant que toutes les informations nécessaires sont disponibles via le site officiel du Centre européen des visas (CEV). 
Des sommes exorbitantes demandées
Selon les autorités belges, plusieurs agences à Kinshasa attirent les demandeurs avec des slogans trompeurs « visa express », « visas disponibles dans 15 jours », « avec nous, le visa est garanti » et exigent des sommes allant jusqu’à 5 000 USD, alors que le tarif officiel d’un visa Schengen est de 90 euros (soit environ 105 USD). 
Joris Salden a également dénoncé l’usage de faux documents insérés dans les dossiers par certaines agences, ce qui entraîne des refus et compromet les demandes futures :
« Désolé, refus. Qui est puni et qui est la victime du système ? C’est le demandeur… » 
Le système de rendez-vous visé
Le directeur général belge a souligné que le CEV ne vend pas de rendez-vous et n’a pas accès à la plateforme qui gère les créneaux la vente de rendez-vous par des tiers est donc techniquement impossible.  Il a expliqué que des « virus informatiques » sont utilisés par des intermédiaires pour rafler automatiquement des créneaux dès leur mise en ligne. 
Les conseils à retenir :
• Faites vous-même votre demande de visa ou par l’intermédiaire officiel, sans passer par des agences non agréées. 
• Ne versez pas de sommes élevées à des intermédiaires qui promettent un « visa garanti ».
• Vérifiez les tarifs officiels : 90 euros pour un visa Schengen.
• En cas de doute ou suspicion, portez plainte. 
• Veillez à ce que tous les documents soumis soient authentiques ; un dossier comportant de fausses pièces peut entraîner un refus et affecter vos futures demandes.
Il sied de signaler que cette conférence de presse met en lumière un phénomène préoccupant qui affecte de nombreux demandeurs à Kinshasa et, plus largement, dans la région. C’est un signal fort pour un renforcement de la sensibilisation et de la vigilance des usagers.
Joséphine Mawete


