Après dix mois d’application du décret 022/44 et de ses arrêtés connexes, une rencontre de haut niveau s’est tenue pour dresser le premier bilan de la gouvernance sécuritaire provinciale et mesurer ses effets sur le climat des affaires dans les dix provinces concernées.
Cette réunion a rassemblé partenaires techniques et financiers, représentants des institutions publiques et acteurs de la société civile engagés dans la réforme.
Un cadre juridique structurant au cœur de la réforme
En ouvrant les travaux, le VOM de l’intérieur, Jacquemain Shabani est revenu sur l’architecture juridique qui encadre désormais le fonctionnement des comités provinciaux et locaux de sécurité.
Il a rappelé que cette réforme, portée par le gouvernement, vise à harmoniser les mécanismes locaux de sécurité, à renforcer la coordination entre les autorités et à améliorer la réactivité face aux incidents qui perturbent la vie des communautés et des entreprises.
Cette structuration s’accompagne d’un changement profond dans la manière d’analyser, de prévenir et de gérer les dynamiques sécuritaires, avec un accent particulier sur l’efficacité administrative et la responsabilisation des acteurs locaux.
Des résultats encourageants mais des défis persistants
Les premiers acquis présentés comprennent l’amélioration de la circulation de l’information entre les organes de sécurité, l’implication renforcée des autorités locales et la mise en place de cadres de concertation plus réguliers dans les provinces pilotes.
Les participants ont également pris acte des progrès réalisés dans la collaboration entre services étatiques et organisations de la société civile, en particulier dans la résolution de conflits communautaires et dans la prévention des risques.
Toutefois, certains défis demeurent, notamment la nécessité d’un financement durable, la formation continue des membres des comités et l’intégration systématique des préoccupations économiques dans l’analyse sécuritaire.
Un dialogue riche autour de l’impact sécuritaire sur l’économie
Les trois panels thématiques ont permis d’enrichir la réflexion collective.
Les échanges ont mis en lumière la manière dont la gouvernance sécuritaire influence directement les opportunités économiques telles que la facilitation de la mobilité, la protection des investissements, la réduction des zones de conflit et l’amélioration de la confiance entre l’État et les opérateurs privés.
Les intervenants ont insisté sur l’importance d’un environnement sécurisé pour attirer les investisseurs, encourager l’entrepreneuriat local et garantir la continuité des activités, particulièrement dans les zones autrefois instables.
Le jeu de questions-réponses a ouvert un espace interactif, donnant aux participants l’occasion d’exprimer leurs attentes et d’interpeller les panelistes sur la durabilité de la réforme.
Un engagement collectif renouvelé pour consolider l’autorité de l’État
Au terme des travaux, une convergence s’est dessinée sur le fait que la gouvernance sécuritaire provinciale soit un levier essentiel pour consolider l’autorité de l’État, renforcer la confiance des populations et créer un cadre propice au développement économique.
Les participants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la mise en œuvre du décret 022/44 dans une dynamique collaborative, en s’appuyant sur les leçons tirées de ces dix premiers mois.
Cette rencontre démontre une avancée dans la construction d’un système sécuritaire plus efficace, participatif et orienté vers la stabilité et la prospérité des communautés congolaises.
Lydia Mangala


