Dans un communiqué officiel signé par le Directeur général de l’AZES, Auguy Bolanda Menga Momene et daté du 26 juin 2025, la Direction Générale de l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES) a rappelé l’ensemble des services de l’État à l’ordre, dénonçant une multiplication non coordonnée des missions techniques, administratives et fiscales dans les entreprises opérant au sein des ZES implantées sur le territoire congolais.
Vers une gestion harmonisée des interventions étatiques
Conformément à l’article 23 de la Loi n°14/022 du 7 juillet 2014, modifiée et complétée par l’Ordonnance-loi n°23/020 du 1er septembre 2023, l’AZES insiste sur le fait que toute intervention administrative ou fiscale dans une ZES doit se faire en coordination étroite avec l’autorité publique en charge de leur gestion.
« Les inspections, ainsi que les contrôles administratifs et fiscaux effectués par les services de l’État ne peuvent avoir lieu dans les ZES qu’en coordination avec l’établissement public en charge de l’administration des ZES et de l’Aménageur ou du Gestionnaire », a rappelé le communiqué.
Procédure obligatoire pour toute mission dans une ZES
Désormais, toute mission projetée dans une ZES par un service de l’État devra faire l’objet d’une demande écrite adressée au Directeur général de l’AZES, accompagnée de l’ordre de mission.
L’objectif est d’assurer une coordination efficiente entre les parties concernées, d’éviter les chevauchements, les confusions de compétences et toute entrave au bon fonctionnement des entreprises opérant dans ces zones stratégiques pour le développement économique du pays.
Le communiqué a prévenu que les conclusions issues de missions non autorisées ou menées en dehors de cette procédure ne seront pas prises en compte.
Un appel à la responsabilité et à la collaboration interinstitutionnelle
Dans une démarche visant à assainir l’environnement administratif, l’AZES en appelle à la collaboration stricte de tous les services publics pour garantir un climat des affaires serein et propice à l’investissement dans les ZES.
Cette exigence de coordination vise à renforcer la crédibilité du pays face aux investisseurs, en instaurant des pratiques claires, transparentes et respectueuses des règles de gouvernance.

Lydia Mangala


