Le champion d’Afrique en titre est bien au rendez-vous. Pour leur entrée en lice dans cette 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), les Éléphants de Côte d’Ivoire ont tenu leur rang. Face à une équipe du Mozambique accrocheuse, les hommes d’Emerse Faé, sélectionneur ivoirien ont su braver les éléments et la pression pour s’imposer (1-0) et lancer idéalement la défense de leur couronne.
Le Grand Stade de Marrakech, enveloppé d’une pluie fine et continue, affichait des airs de forteresse orange ce soir. Malgré la météo capricieuse, les supporters ivoiriens ont donné de la voix, transformant l’enceinte marocaine en une annexe du stade d’Ebimpé.
Pourtant, sur la pelouse, la tâche n’a pas été simple. Durant les 45 premières minutes, les Mambas du Mozambique ont fait preuve d’une discipline tactique exemplaire, tenant tête aux champions en titre dans un début de match très équilibré. Gênés par le terrain glissant et un bloc adverse compact, les Ivoiriens ont peiné à trouver la faille, regagnant les vestiaires sur un score de parité.
Il aura fallu attendre le retour des vestiaires pour voir la machine ivoirienne s’emballer. La délivrance est intervenue à la 49ème minute de jeu grâce à un mouvement collectif de grande classe. Le centre de Guéla Doué, très actif sur son côté, ajuste un centre millimétré. Le capitaine Franck Kessié, impérial dans les airs, dévie intelligemment le cuir de la tête au cœur de la surface. À la réception, Amad Diallo ne tremble pas. D’une reprise instantanée et sans contrôle, l’attaquant de Manchester United foudroie le portier mozambicain.
Forts de cet avantage, les Éléphants ont ensuite fait preuve de maturité pour gérer les assauts désordonnés du Mozambique. Si le score reste étriqué, l’essentiel est le trois points précieux glanés dans des conditions climatiques difficiles.
Cette victoire permet à la Côte d’Ivoire de prendre les commandes de son groupe et d’envoyer un message clair à ses concurrents. Sans doute, les champions sont venus au Maroc pour garder leur trophée.
Josaphat Mayi, depuis Maroc


