Le souffle de tout un peuple s’est déplacé jusqu’au Mexique. Ce mardi 31 mars 2026, sous le soleil de Guadalajara, la République démocratique du Congo dispute bien plus qu’un simple match de football. Face à la Jamaïque, en finale des barrages intercontinentaux, les Léopards jouent pour mettre fin à 52 ans d’attente. Un seul objectif : décrocher une place en phase finale de la Coupe du monde 2026.
Dans ce contexte chargé d’émotion et de pression, le retour d’un cadre tombe à point nommé. Yoane Wissa, l’attaquant de Newcastle United, a réintégré le groupe après six mois d’absence. Sa dernière apparition remontait à la rencontre face au Sénégal à Kinshasa. Présent en zone mixte avant la dernière séance d’entraînement, il s’est montré serein et confiant.
« Je me sens bien, notamment sur le plan physique, car j’ai retrouvé la forme. J’ai désormais pleinement confiance en mon corps. Retrouver également mes coéquipiers est important, car après six mois d’absence, cela se ressent forcément », a-t-il expliqué.

Son retour offre une option précieuse au staff technique. Sa vitesse, sa capacité à percuter et son efficacité devant le but pourraient faire la différence face à une équipe jamaïcaine réputée pour son impact physique.
Malgré l’énorme enjeu, Wissa ne fuit pas ses responsabilités. Au contraire, il les assume pleinement, conscient de porter avec ses coéquipiers les espoirs de toute une nation.
« Nous avons la responsabilité de réaliser quelque chose de grand, ce qui représente un véritable défi. Nous nous adaptons à la température ainsi qu’à toutes les éventualités », a-t-il affirmé avec détermination.
« Pour ma part, je suis très heureux d’être ici et impatient de donner le meilleur de moi-même », a conclu l’attaquant, je projetant vers ce rendez-vous historique avec envie et engagement.
Depuis l’épopée de 1974 en Allemagne, la RDC court après un retour sur la scène mondiale. Ce mardi à Guadalajara, il ne sera pas seulement question de tactique ou de physique, mais de mental et de caractère. Avec un Yoane Wissa prêt et déterminé, les Léopards semblent plus que jamais capables d’écrire une nouvelle page de leur histoire.
Josaphat Mayi


