Le ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale a présenté un bilan préoccupant suite aux violents affrontements entre les rebelles du M23 et les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), entraînant la perte de contrôle de la ville de Goma. Dans un rapport portant sur la situation sanitaire à Goma, allant du 26 au 30 janvier 2025, le ministère a signalé 2 880 blessés et 773 décès. Il appelle à des intrants essentiels pour assurer la prise en charge des soldats et civils touchés par ces violences.
Le gouvernement informe que les 773 corps des personnes décédées sont entassés dans les morgues de la ville, qui sont saturées. De plus, « d’autres blessés demeurent chez eux et nécessitent une évacuation urgente ». Samedi, au moins 17 corps ont été inhumés au cimetière de l’ITIG.
Par ailleurs, le ministère de la Santé souligne que l’accès humanitaire à certaines zones stratégiques, telles que Kirotshe, Sake et Nyiragongo, reste fermé. Les déplacés de Nzulo, Bulengo, Lushagala, Rusayo et Kanyaruchinya cherchent refuge au centre-ville, tandis que d’autres se dirigent vers des zones de Rutshuru et Masisi, fuyant ainsi la violence et l’insécurité.
À Kinshasa, le ministère de la Santé a initié une campagne de collecte de sang destinée à soutenir les Forces armées de la RDC (FARDC), les combattants wazalendo, ainsi que les populations civiles affectées par les violences à Goma. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a souligné que cette initiative a pour but d’apporter un soutien vital aux compatriotes en première ligne et de répondre aux besoins urgents des hôpitaux et centres de santé de l’Est du pays. Cette action humanitaire illustre un élan de solidarité envers ceux qui souffrent et exigent des soins immédiats.
ALKA


