À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), a livré un message solennel aux Congolaises et Congolais.
Dans une alerte vibrante, il a célébré l’héritage des pères fondateurs tout en dénonçant les menaces à la souveraineté nationale et en appelant à un sursaut patriotique.
Héritage, bilan et lucidité
« L’indépendance de la RDC fut un combat. Comme tout combat juste, il portait une exigence : celle de la dignité, de la souveraineté, et du droit pour notre peuple de choisir son propre destin », a déclaré Martin Fayulu.
Il a rappelé que soixante-cinq ans après, ce combat n’appartient pas au passé et nous engage encore, soulignant la nécessité d’honorer la mémoire des ancêtres en poursuivant leur quête de liberté et de dignité.
Des crises à l’intégrité menacée
Fayulu a dressé un constat alarmant des défis actuels : plus de cent localités, dont Goma et Bukavu, sont tombées entre les mains de groupes armés, a-t-il déploré, fustigeant l’activisme du M23 et de l’AFC soutenus par le Rwanda, ainsi que l’expansion des ADF et la présence illégale de forces ougandaises en Ituri.
Il a également pointé la crise humanitaire :
« Plus de 25 millions de nos concitoyens ont besoin d’assistance, plus de 2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, et près de 7 millions sont déplacés internes », a-t-il insisté, invitant à ne pas détourner le regard des souffrances quotidiennes.
Un appel à la responsabilité et à l’action
Martin Fayulu a rappelé l’article 63 de la Constitution :
« Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale en cas de menace ou d’agression extérieure », a-t-il cité.
« Cet appel dépasse aujourd’hui le cadre juridique : c’est une exigence morale, un impératif historique », a-t-il ajouté.
Il a salué l’accord de paix signé aux États-Unis comme une dynamique positive, tout en prévenant qu’aucune signature ne saurait remplacer la volonté résolue d’un peuple à défendre sa terre.
Vers un dialogue national inclusif
« L’histoire des peuples nous enseigne que la paix passe par la cohésion, et la cohésion par le dialogue. Voilà pourquoi je demande, avec conviction et sens des responsabilités, l’organisation sans délai d’un dialogue national inclusif, entre Congolaises et Congolais, sous la médiation de nos pères spirituels, pour panser nos plaies, dire nos vérités, et reconstruire la confiance », a-t-il appelé.
« Ne combattons pas la patrie. Servons-la », a-t-il martelé, invitant chacun à mettre le pays au-dessus de nos querelles et à œuvrer pour un Congo uni, fort et prospère.
Par ce plaidoyer, le président de l’ECiDé réaffirme l’urgence d’une cohésion nationale et d’une mobilisation citoyenne pour restaurer la souveraineté, garantir la paix durable et poursuivre l’émancipation économique et sociale de la RDC.
Lydia Mangala


