
Face à la crise sécuritaire persistante à l’Est de la République Démocratique du Congo, Christian Bosembe, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), a lancé un message fort et avertisseur à l’endroit des journalistes, influenceurs et leaders d’opinion. Ce discours, empreint de gravité, invite à une prise de conscience collective face aux manipulations médiatiques qui compromettent l’intégrité et l’unité du pays.
Dans un contexte où les Forces Armées de la RDC mènent de grandes offensives contre les groupes armés menaçant l’intégrité territoriale, Christian Bosembe a salué avec ferveur le courage et la détermination de ces hommes et femmes qui défendent le territoire national. Ces victoires, bien que progressives, témoignent d’une volonté inébranlable de restaurer la paix dans les zones affectées.
Cependant, le président du CSAC a dénoncé fermement la propagation de vidéos et d’informations manipulées, présentées comme des victoires des terroristes sur le terrain. Il estime que ces contenus, souvent non vérifiés, sont utilisés comme outils de propagande pour semer la confusion et saper le moral des Congolais.
Pour Christian Bosembe, la responsabilité des médias, des journalistes et des influenceurs est immense. Il appelle ces derniers à vérifier rigoureusement les informations qu’ils partagent et à se mobiliser en faveur des FARDC, véritables défenseurs de la souveraineté nationale. En ces temps de crise, chaque acteur médiatique doit faire preuve de loyauté envers la patrie et se positionner comme un pilier de l’unité nationale.
Son avertissement est sans équivoque : les journalistes qualifiés de « traîtres », les influenceurs « achetés » et les leaders d’opinion complices d’une propagande favorable à l’ennemi seront jugés sévèrement par l’histoire. Bosembe exhorte chacun à choisir son camp avec responsabilité, rappelant que la RDC est le seul héritage commun du peuple congolais.
Dans ce plaidoyer, le président du CSAC met également en garde contre le silence complice de certains leaders d’opinion, qu’il assimile à une trahison envers le peuple. Il appelle à une mobilisation générale et invite chaque Congolais à jouer son rôle dans la préservation de l’intégrité territoriale.
Cette sortie de Christian Bosembe, bien que musclée, pose une question fondamentale : jusqu’où va la responsabilité des médias en période de conflit ?
Dans un monde dominé par les réseaux sociaux et la diffusion instantanée d’informations, la frontière entre liberté d’expression et devoir patriotique devient plus fine que jamais.
Si l’appel à la vigilance et à la mobilisation lancé par Bosembe résonne comme un cri de ralliement, il rappelle également que la neutralité en période de crise n’est pas une option. La RDC fait face à une guerre existentielle qui exige que chaque citoyen, y compris les professionnels des médias, joue un rôle actif dans la défense des valeurs et de l’intégrité nationale.
Que l’histoire retienne les noms de ceux qui ont choisi la vérité, la justice et la patrie, et qu’elle juge avec sévérité ceux qui ont trahi leur devoir. Une chose est sûre : le peuple congolais n’oubliera jamais ceux qui, dans les heures sombres, ont contribué à raviver l’espoir.
Lydia Mangala

