´Le Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah a vibré comme rarement ce dimanche 4 janvier 2026. Dans une ambiance électrique et passionnée, les 63 894 supporters marocains ont transformé le stade en un véritable chaudron pour pousser les Lions de l’Atlas vers la victoire face à une vaillante équipe de Tanzanie (1-0). Récit d’une soirée où le douzième homme a fait la différence.
Une marée rouge et verte dès l’entrée des joueurs…
Dès l’approche du stade, l’atmosphère est déjà pesante de ferveur. À l’intérieur, le spectacle est saisissant. Les tribunes sont bondées, ne laissant aucune place au béton gris. Le public, paré de rouge et de vert, a répondu présent à l’appel de l’histoire. Dès le coup d’envoi, le volume sonore atteint des sommets. Les tam-tams dictent le rythme cardiaque du match, alors que les premiers fumigènes colorent l’air d’un rouge intense, illustrant l’impatience et la passion d’un peuple.
90 minutes de pression ininterrompue. En fait, ce qui a frappé les observateurs ce soir, c’est la constance. Contrairement aux publics qui s’éteignent lors des moments de doute, les marocains ont maintenu une pression acoustique constante sur l’adversaire. Les sifflets. Assourdissants à chaque possession tanzanienne, ils cherchaient à déstabiliser l’adversaire. Lancées dès la 20ème minute, les «OLA», ont fait le tour du stade dans une coordination parfaite, témoignant de l’unité des supporters. Repris en chœur par près de 64 000 gorges déployées, les chants, ont créé une résonance qui faisait trembler le sol sous les pieds des joueurs.
Malgré la domination. Le verrou tanzanien tarde à sauter. Mais le public ne lâche rien, sentant que son rôle est crucial. À la 64 ème minute, le stade bascule dans l’irréel. Sur une accélération fulgurante, Brahim Diaz servi par Achraf Hakimi trouve la faille et propulse le ballon au fond des filets.

« On ne s’entendait plus parler. C’était un cri du cœur collectif, une décharge d’adrénaline pure », confie un supporter, le drapeau encore fièrement dressé à notre micro.
Le buteur, ivre de joie, se dirige vers le virage, en communiant avec une foule en délire. Les fumigènes redoublent, transformant le complexe de Rabat en une fournaise de joie. Le dernier quart d’heure est une démonstration de solidarité. À chaque tacle réussi, à chaque intervention d’Achraf Hakimi et de la charnière centrale, le public hurle son approbation. Au coup de sifflet final, la délivrance est totale. Le Maroc s’impose 1-0 et se qualifie pour les quarts de finale de sa propre CAN.
Les Lions de l’Atlas peuvent remercier leur public. Ce soir, le Prince Moulay Abdellah n’était pas seulement un stade, c’était le cœur battant de tout un pays.
Josaphat Mayi, à Rabat


