Depuis le week-end dernier, les équipes d’intervention appuyées par les forces de l’ordre ont procédé au dégagement systématique des marchés pirates qui occupaient anarchiquement les abords de l’avenue des Huileries, tout près du rond-point éponyme.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts engagés pour restaurer l’ordre public, assainir la voirie urbaine et fluidifier la circulation sur cet axe stratégique de la capitale.
Les vendeurs informels, qui avaient installé leurs tables et étals sans autorisation sur la chaussée et les trottoirs, ont été sommés de libérer les lieux. Si certains se sont exécutés dans le calme, d’autres ont résisté.
Les récalcitrants durement sanctionnés

Pour les plus récalcitrants, la réponse a été sans appel : plusieurs tables ont été incendiées sur place.
Ce geste radical visait à dissuader toute tentative de retour sur ces espaces indûment occupés.
Les passants ont assisté à une scène impressionnante : des feux de fortune consumant les résidus des marchés illégaux.
« On nous a avertis à plusieurs reprises. Ceux qui ont cru qu’ils pouvaient défier les autorités ont vu leurs marchandises partir en feu », confie un témoin sur place.
Une action qui divise l’opinion

Si certains riverains saluent une mesure nécessaire pour restaurer l’ordre, d’autres dénoncent un manque d’accompagnement des vendeurs vers des solutions alternatives.
« C’est bien de vouloir libérer les routes, mais ces mamans vendent pour survivre. On brûle leurs moyens de subsistance sans proposer d’espace de rechange », déplore un habitant du quartier.
Vers une réorganisation durable ?
L’opération de ce jour s’inscrit dans une série d’actions similaires observées dans la ville, où les marchés pirates prolifèrent en l’absence de contrôle rigoureux.
Les autorités promettent de poursuivre les efforts d’assainissement, tout en appelant les vendeurs à se conformer à la réglementation urbaine.
Pour l’instant, l’avenue des Huileries a retrouvé une circulation plus fluide, au prix d’une intervention musclée dont les échos continuent de faire débat.
Lydia Mangala


