Une déclaration publique dénonce avec fermeté la recrudescence des injures sexistes dirigées contre la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka. Signée par Chouna Lomponda, DRC G100 Country Chair Equity and Equality , cette prise de position, datée du 19 avril 2026 à Kinshasa, interpelle sur les dérives persistantes dans le débat public, notamment en matière de respect des femmes en politique.
Dans ce document qui est parvenu à notre rédaction, l’auteure souligne que l’actualité récente en RDC met en lumière « les progrès qui restent encore à faire en matière d’égalité et de respect », en particulier sur les questions liées aux droits des femmes. Elle déplore un imaginaire collectif où « l’homme symbolise le pouvoir » tandis que la légitimité est encore trop souvent refusée aux femmes, compromettant ainsi leur leadership.
Si la critique est reconnue comme un pilier du débat démocratique, Chouna Lomponda insiste sur la nécessité de tracer une ligne claire : « les injures abjectes visant l’intimité de la femme, les comportements sexistes répétitifs sont inacceptables ».
Face à cette problématique, qui dépasse les frontières congolaises, la déclaration formule plusieurs pistes d’actions. Elle appelle notamment à renforcer la culture de l’intégrité, à promouvoir la solidarité des hommes en faveur de l’égalité de genre, à intensifier les campagnes de sensibilisation et à faire de l’éducation un levier pour briser le « plafond de verre ».

La nécessité de placer la question de la parité au cœur du débat sociétal est également mise en avant.
En somme, Chouna Lomponda exprime son soutien à la cheffe du Gouvernement congolais, confrontée, selon ses termes, à « un déferlement de haine genrée ».
Cette déclaration intervient dans un contexte où les discours et comportements sexistes en ligne suscitent une attention croissante, relançant le débat sur la protection des femmes dans l’espace public et politique en RDC.

Joséphine Mawete


