Condamné le 20 mai 2025 à 10 ans de travaux forcés pour détournement présumé des fonds destinés au projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo, l’affaire Matata refait surface devant de la scène judiciaire. L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo réfute son arrestation rendu par la Cour constitutionnelle.
Ses avocats ont introduit au lendemain de sa condamnation une requête en inconstitutionnalité, dénonçant ainsi la violation de plusieurs articles de la Constitution, en autres celui de :
- Article 168, relatif à la compétence de la Cour constitutionnelle,
- Articles 107 et 166, concernant les poursuites contre un député national.
Selon l’extrait de rôle du greffe, la Cour examine ce jeudi 28 août cette requête, même si ses arrêts soient réputés non susceptibles de recours.
Un recours depuis l’exil
Actuellement en exil, selon son parti politique LGD, Augustin Matata Ponyo espère que la Cour constitutionnelle annulera sa condamnation. Son parti politique (LGD) affirme à travers son secrétaire général que Matata a été contraint de quitter le pays et dénonce un procès politique, orchestré pour l’écarter de la scène nationale.
« Il nous a déclaré avoir été contraint d’aller en exil par les pouvoirs en violation de l’article 30 de la Constitution », a déclaré Franklin Tshamala, secrétaire général du LGD.
Ben Mandjolo


