Depuis mars 2025, la vaste plantation de Kaniama Kasese, dans le Haut-Lomami, connaît un essor remarquable sous la supervision du Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
Trois mois après son lancement, la récolte de maïs bat son plein, avec plus de 25 000 tonnes attendues, contre 16 000 la saison précédente.
Au-delà d’un succès agricole, ce projet paramilitaire vise à réinsérer des jeunes en difficulté et à renforcer l’autosuffisance alimentaire nationale.
Un leadership militaire au service de l’agriculture

Le Lieutenant-Général Kasongo Kabwik, à la tête du Service national rattaché à la Présidence, dirige personnellement chaque phase des opérations à Kaniama Kasese.
Son objectif est d’ériger un symbole de discipline et de fierté nationale par la plantation d’un drapeau congolais au sommet des tas de maïs récolté.
Cette approche place l’agriculture sous le signe du service et de la rigueur, conditions indispensables à la réussite d’un tel chantier.
Une production en forte progression

Grâce aux techniques modernisées et à l’organisation militaire, la récolte de 2025 devrait atteindre 25 000 tonnes de maïs, soit une hausse de plus de 50 % par rapport à l’an dernier.
Les dépôts débordent déjà de grains, tandis que les équipes continuent de battre les champs.
Ce gain de productivité illustre le potentiel du partenariat entre expertise agricole et encadrement paramilitaire pour répondre aux défis alimentaires de la RDC.
Un centre de transformation et de réinsertion

Au-delà des champs, Kaniama Kasese est devenu un véritable centre de formation. De nombreux jeunes, souvent anciens « kuluna », ont retrouvé un métier et une dignité : menuisiers, mécaniciens agricoles ou conducteurs de machines de récolte.
Ils participent à la chaîne de valeur complète du projet, démontrant que la ferme-maïs est aussi un levier de cohésion sociale et de reconstruction humaine.
Vers une reproduction nationale du modèle

L’expérience de Kaniama Kasese offre une feuille de route pour l’autosuffisance alimentaire dans tout le pays.
En associant un encadrement strict, une formation qualifiante et des investissements dans les infrastructures agricoles, la RDC pourrait multiplier les pôles de production et réduire durablement sa dépendance aux importations de céréales.
Cette ambition demeure dans la vision d’une indépendance nationale consolidée par la sécurité alimentaire.
Lydia Mangala


