Le ton était ferme. Devant les principaux acteurs du secteur minier réunis à Mining Engineering Services, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a dénoncé avec vigueur les accidents évitables, les atteintes à l’environnement et le non-respect des obligations légales par certains opérateurs.
Cette intervention est intervenue à l’occasion de la deuxième réunion du Cadre de Concertation Permanente entre le Gouvernement et le secteur privé minier, tenue dans la province du Haut-Katanga.
Un dialogue sans complaisance

Autour de la table figuraient notamment le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le Président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), le Président de la Chambre des Mines, les dirigeants des principales entreprises minières, le Secrétaire général aux Mines ainsi que les responsables des services techniques sous tutelle.
Dans son allocution, le Ministre des Mines a rappelé que le dialogue entre l’État et le secteur privé ne saurait se transformer en simple exercice protocolaire.
« Le dialogue ne saurait être un exercice de complaisance », a-t-il martelé.

Louis Watum Kabamba a souligné que plusieurs mesures correctives ont déjà été prises pour renforcer la conformité réglementaire et la responsabilité sociale des opérateurs. Suspensions d’activités, pénalités financières et moratoires figurent parmi les décisions appliquées à l’encontre des entreprises défaillantes.
Accidents mortels : un signal d’alerte
Le Ministre a particulièrement insisté sur la recrudescence des accidents mortels enregistrés sur des sites artisanaux situés en périphérie des concessions industrielles.
Il a appelé à une responsabilité partagée entre les entreprises minières, les autorités publiques et les communautés locales afin de protéger les populations et prévenir de nouveaux drames.
Pour le patron des Mines, la sécurisation des sites et le respect strict des normes environnementales et sociales ne sont pas négociables dans un contexte où la RDC demeure un acteur clé du marché mondial des minerais stratégiques.
Vers un secteur plus robuste et transparent
Les échanges ont permis d’ouvrir un débat approfondi sur la nécessité de consolider la gouvernance du secteur minier, pilier majeur de l’économie nationale.
L’objectif était de bâtir une industrie minière plus robuste, plus transparente et véritablement créatrice de valeur durable, capable de répondre à la demande mondiale croissante en minerais stratégiques tout en contribuant au développement local et à la sécurité des communautés.
Il sied de rappeler qu’à Lubumbashi, le message du Gouvernement est clair : performance économique et responsabilité sociale doivent désormais aller de pair.
Joséphine Mawete


