Douze ans après l’assassinat du colonel Mamadou Ndala Moustapha, figure emblématique des Forces armées de la République démocratique du Congo, l’émotion reste vive.
Le vendredi 2 janvier 2025, le ministre du Commerce extérieur et ancien gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, s’est recueilli devant la tombe de ce héros national, symbole de fidélité, de sacrifice et de victoire militaire contre la rébellion du M23.
Devant la sépulture du défunt officier, Julien Paluku a salué la mémoire d’un homme « fidèle à la nation », rappelant que le colonel Mamadou Ndala incarnait des valeurs rares et précieuses telles que la loyauté, le don de soi et l’immortalité par l’engagement patriotique.
Un acteur clé de la victoire contre le M23
Le colonel Mamadou Ndala a marqué l’histoire militaire récente de la RDC par son rôle déterminant dans la défaite du M23 en 2013.
Sous son commandement, les FARDC ont enregistré des avancées décisives, notamment lors des combats de Chanzu, colline devenue le symbole de la reconquête de l’autorité de l’État dans l’Est du pays.
Julien Paluku a rappelé qu’en juillet 2013, alors qu’un rappel à Kinshasa était envisagé, la population de Goma ainsi que les autorités provinciales s’y étaient publiquement opposées, tant la présence du colonel Ndala était perçue comme essentielle sur le terrain.
Une disparition tragique, un héritage éternel
La victoire militaire de novembre 2013 sera suivie, deux mois plus tard, d’un drame.
Le 2 janvier 2014, le colonel Mamadou Ndala est assassiné sur l’axe Beni–Eringeti, près de l’aéroport de Mavivi, alors que devaient débuter les opérations contre les ADF. Une disparition brutale qui bouleversa la nation entière.
Élevé à titre posthume au grade de général de brigade, Mamadou Ndala demeure aujourd’hui une référence morale et militaire dans la lutte pour l’intégrité territoriale de la RDC.
Fidélité, sacrifice, immortalité
Julien Paluku a résumé l’héritage du colonel Ndala en trois mots forts, partagés également avec le général Bahuma Ambamba, décédé en août 2014 :
– Fidélité, comme engagement total au service de la Nation ;
– Sacrifice, comme don ultime de soi ;
– Immortalité, comme victoire définitive sur l’oubli.
Chaque 2 janvier, la famille du héros, ses anciens compagnons d’armes ainsi que des autorités civiles et militaires se réunissent pour honorer sa mémoire.
À travers ces hommages, la Nation congolaise rappelle que certains hommes ne meurent jamais, ils entrent plutôt dans l’éternité par leur courage et leur amour de la patrie.
Lydia Mangala


