L’attente aura été longue : 18 991 jours. Mardi 31 mars 2026, le coup de sifflet final à Guadalajara a mis fin à plus d’un demi-siècle de frustration. En s’imposant face à la Jamaïque (1-0) au terme des prolongations, la République démocratique du Congo a officiellement validé son billet pour la Coupe du monde 2026.
Cinquante-deux ans après l’épopée des Léopards du Zaïre en 1974, la RDC retrouve enfin la scène des grandes nations du football. Un exploit qui n’a pas laissé indifférent le sommet du football mondial. Peu après la qualification, les messages de félicitations ont afflué de toutes parts, mais celui de Gianni Infantino a particulièrement retenu l’attention.
Le président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), présent au Mexique pour superviser les préparatifs du tournoi, a tenu à saluer la résilience du peuple congolais.
« Vous étiez si proches lors des précédentes éditions et votre admirable persévérance a enfin été récompensée », a déclaré le patron du football mondial dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Sur le terrain, la délivrance est venue au terme d’un match intense, disputé sous une chaleur étouffante face à des Reggae Boyz accrocheurs. C’est en prolongation que les Fauves congolais ont trouvé la faille, faisant exploser de joie des millions de supporters à Kinshasa et dans la diaspora.

Cette qualification vient couronner un long processus de reconstruction entamé il y a plusieurs années. Elle illustre parfaitement la persévérance évoquée par Gianni Infantino, devenue la marque de cette génération.
Mais si l’heure est à la célébration, les défis à venir s’annoncent de taille. Le tirage au sort a placé la RDC dans le groupe K, une poule relevée qui exigera un niveau de performance élevé dès le début de la compétition. Pour leur entrée en lice, les Léopards affronteront le Portugal de Cristiano Ronaldo. Ils croiseront ensuite la Colombie avant de conclure la phase de groupes face à l’Ouzbékistan, une équipe ambitieuse en pleine ascension.
Cinquante-deux ans après l’Allemagne de l’Ouest, c’est sur le continent américain que le drapeau bleu-rouge-jaune flottera à nouveau. Déterminés à ne pas faire de la figuration, les Léopards ont désormais rendez-vous avec l’histoire.
Josaphat Mayi


