Dans une salle chargée d’émotions et de tensions diplomatiques, la Ministre des Droits Humains de la République Démocratique du Congo, Chantal Chambu Mwavita, a livré un plaidoyer sans concession devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
La question en jeu était celle des violations massives des droits humains perpétrées par l’armée rwandaise et ses alliés du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo dans l’est de la RDC.
Un bilan humain alarmant
Depuis janvier 2025, les chiffres traduisent l’ampleur du drame :
– Plus de 7 000 morts enregistrés dans des violences meurtrières.
– 90 sites de déplacés entièrement détruits, laissant des milliers de familles sans refuge.
– 27 millions de personnes plongées dans une crise humanitaire sans précédent.
Ces statistiques ne sont pas de simples chiffres, elles reflètent le quotidien tragique de millions de Congolais pris au piège d’un conflit qui perdure dans une impunité totale.
Une résolution pour stopper l’occupation
Face à cette situation, la RDC a obtenu l’adoption de la résolution A/HRC/S-37/L.1. Ce texte, voté au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, condamne fermement l’occupation militaire de certaines parties du territoire congolais et exige des actions concrètes pour y mettre fin.
Cette avancée diplomatique représente un pas vers la reconnaissance internationale du drame congolais, mais elle ne suffira pas sans des mesures effectives.
L’appel urgent de la RDC à la communauté internationale
Prenant la parole avec gravité, Chantal Chambu Mwavita a lancé un message aux États membres et aux instances internationales en ces termes :
« Nous ne cesserons jamais de réclamer justice pour nos citoyens et le respect de notre souveraineté. Nous appelons la communauté internationale à agir immédiatement pour garantir la paix et les droits humains en RDC. »
Le Gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’une réponse rapide et efficace pour mettre fin aux violences, punir les responsables et garantir la protection des populations civiles.
Une bataille qui ne fait commencer
L’intervention de la Ministre à Genève marque une étape cruciale dans la lutte diplomatique de la RDC pour la reconnaissance et la cessation des atrocités commises sur son territoire.
Mais au-delà des discours et des résolutions, la question demeure : la communauté internationale prendra-t-elle enfin ses responsabilités face à cette tragédie humaine ?
La RDC a lancé son cri d’alarme. Reste à voir si le monde l’entendra.
Lydia Mangala


