Après le dépôt de candidature d’Aziz Makukula vendredi dernier, le suspense a pris fin ce lundi 20 avril 2026 au siège de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). En officialisant sa candidature à la présidence, Max Mayaka met fin à l’hypothèse d’un consensus et lance véritablement la course à la tête de l’instance faîtière du football congolais.
Le calme qui régnait sur l’avenue de la Justice a laissé place à une dynamique électorale. Il était environ 14h30 lorsque Max Mayaka a franchi les portes du secrétariat de la FECOFA pour y déposer son dossier, accompagné de ses proches collaborateurs. Un acte qui confirme une ambition pressentie depuis plusieurs jours dans les milieux sportifs.
Jusqu’ici, Aziz Makukula semblait avancer sans véritable opposition après avoir ouvert le bal des candidatures. L’entrée en lice de Mayaka change la donne et redonne au scrutin toute sa dimension compétitive. Pour plusieurs observateurs du football national, ce duel s’annonce comme une confrontation de visions pour un secteur en quête de renouveau.
Ancien président du Daring Club Motema Pembe (DCMP) en 2013, Max Mayaka s’était illustré par une gestion engagée avant de contribuer à la création du FC Renaissance du Congo en 2014. Figure connue du paysage footballistique, son parcours, marqué à la fois par des réussites et des controverses, témoigne de son expérience dans les arcanes du football congolais.
Sa candidature suscite déjà de nombreuses réactions. Entre volonté de rupture et continuité assumée, Mayaka mise sur sa connaissance des clubs et des réalités du terrain pour convaincre un électorat souvent réservé face aux profils jugés trop technocratiques.
Sous réserve de validation de son dossier par la commission électorale, la course à la présidence de la FECOFA prend désormais une nouvelle tournure. Face à Aziz Makukula, les délégués devront départager deux profils distincts appelés à proposer chacun leur vision pour l’avenir du football congolais.
Avec cette deuxième candidature de poids, l’élection du 20 mai prochain s’annonce ouverte et disputée. Les regards sont désormais tournés vers les programmes des candidats, attendus sur des questions clés telles que la gouvernance, la professionnalisation des ligues et le développement des talents.
Josaphat Mayi


