Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a réagi avec fermeté aux réserves exprimées au sujet de l’accord récemment signé par le gouvernement, notamment celles émanant de certaines autorités religieuses catholiques, parmi lesquelles l’évêque de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba.
Revenant sur les circonstances de la signature, le porte-parole du gouvernement a rappelé que l’événement s’était déroulé tard dans la nuit.
« Au moment de la signature, il était 1 heure du matin à Kinshasa. Pendant près de deux heures, nous avons répondu à l’ensemble des questions relatives à l’accord », a-t-il souligné, mettant en avant les efforts d’explication fournis par l’exécutif.

Patrick Muyaya a reconnu que, pour une partie de l’opinion, la communication officielle a pu paraître limitée. Il a toutefois précisé que cette situation s’expliquait par la gestion prioritaire d’une urgence nationale.
« Si nous n’avons pas communiqué davantage, c’est parce que la situation d’Uvira constituait la première préoccupation du gouvernement », a-t-il indiqué, en référence aux enjeux sécuritaires et humanitaires dans l’Est du pays.
Face à la persistance des critiques, le ministre a adopté un ton plus direct :
« Nous ne pouvons pas compter sur la bonne foi des personnes de mauvaise foi », a-t-il déclaré, dénonçant certaines prises de position qu’il juge motivées par des intentions partisanes plutôt que par la recherche d’un débat responsable.

Par cette intervention, Patrick Muyaya entend réaffirmer la légitimité de la démarche gouvernementale et rappeler que l’action publique s’inscrit dans un contexte marqué par des urgences multiples, où la stabilité et la sécurité demeurent des priorités majeures.
Joséphine Mawete


