La Présidente du Conseil d’administration de Glencore en RDC, Marie-Chantal Kaninda, place l’année 2026 sous le signe de l’investissement stratégique et des partenariats structurants. Entre Washington et Le Cap, la dirigeante a multiplié les rencontres de haut niveau afin de consolider la position de la République démocratique du Congo dans la chaîne mondiale des minerais critiques.
Washington : renforcer l’axe RDC–États-Unis
À Washington D.C., Marie-Chantal Kaninda a participé à une table ronde organisée par le U.S.-Africa Business Center de la U.S. Chamber of Commerce, en présence du Président Félix Tshisekedi.
Cette rencontre stratégique visait à intensifier le dialogue entre les autorités congolaises et les milieux d’affaires américains, dans un contexte mondial marqué par une forte demande en minerais critiques, notamment le cobalt et le cuivre.
« 2026 a commencé avec un objectif clair : une collaboration qui stimule l’investissement et la valeur à long terme pour la RDC », a déclaré Marie-Chantal Kaninda, soulignant la nécessité de transformer les engagements politiques en opportunités économiques concrètes.
Un partenariat renforcé autour des minerais critiques
Présente en RDC depuis près de deux décennies, Glencore consolide son ancrage local à travers la signature récente d’un protocole d’accord avec le Orion Critical Mineral Consortium.
Ce partenariat vise l’expansion et le développement des opérations existantes de Mutanda Mining Sarl et de Kamoto Copper Company S.A., en collaboration avec la U.S. International Development Finance Corporation et la Gécamines.
Au-delà de l’augmentation des capacités de production, l’enjeu porte également sur la mobilisation de capitaux structurants et sur la création de valeur locale, dans une logique de partenariat public-privé.
Mining Indaba : le partenariat au cœur des débats
La dynamique s’est poursuivie au Investing in African Mining Indaba, grand-messe annuelle du secteur extractif africain.
Selon la PCA de Glencore, l’édition 2026 a été marquée par une évolution notable du discours .
« Le partenariat n’était pas qu’un mot à la mode, il a influencé presque toutes les conversations », a-t-elle souligné.
Les échanges ont notamment porté sur le rôle des gouvernements et des entreprises minières dans la croissance nationale, ainsi que sur la responsabilité sociétale et l’intégration des communautés locales dans les projets extractifs.
Son agenda s’est achevé par une session organisée par le Milken Institute, consacrée aux mécanismes innovants de financement capables de soutenir les projets miniers sur l’ensemble de leur cycle de vie.
De l’engagement à l’impact concret
De Washington au Cap, en passant par Kolwezi, Marie-Chantal Kaninda affiche une ligne claire : faire évoluer les projets « de l’intention à l’investissement ».
Elle a salué l’engagement des équipes locales en RDC, estimant que la réussite de cette vision repose sur une exploitation minière durable, créatrice d’emplois et respectueuse des communautés.
À l’heure où la compétition mondiale autour des minerais critiques s’intensifie, la RDC, à travers ses partenariats stratégiques, entend consolider son rôle de fournisseur clé tout en renforçant sa souveraineté économique.
Pour Glencore, 2026 s’annonce ainsi comme une année charnière, placée sous le sceau de l’investissement structurant et de la valeur à long terme pour la République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


