Kinshasa, 1er janvier 2026. La ville de Kinshasa, et plus particulièrement la commune de Kintambo, a été le théâtre d’un spectacle inhabituel ce jeudi 1er janvier 2026. Dès les premières heures de la nouvelle année, une pluie d’une rare intensité s’est abattue sur la capitale, transformant les rues et les parcelles en véritables étendues d’eau.
Dans de nombreuses habitations de Kintambo, l’eau a rapidement envahi les cours et les espaces de vie, rendant le quotidien des résidents particulièrement difficile. Face à cette situation, l’esprit d’adaptation et d’innovation des Kinois s’est une fois de plus manifesté. On a pu observer des systèmes de drainage improvisés, avec des tuyaux installés à partir des parcelles pour déverser l’excès d’eau directement sur l’avenue. Une méthode qui, bien que soulageant les propriétaires, reporte le problème vers la voie publique.

Le retour des veillées de prière, traditionnelles lors du passage à la nouvelle année, s’est avéré périlleux pour de nombreux fidèles. Les macadames, gorgés d’eau, rendaient la traversée dangereuse. Dans certains endroits, les ravins et les caniveaux ont disparu sous le flot, créant des pièges potentiels pour les piétons. La prudence était de mise pour regagner son foyer après les célébrations religieuses.
Malgré ces conditions climatiques éprouvantes, la jeunesse de Kintambo a fait preuve d’une remarquable solidarité. Armés de seau, de bassines et de tout autre récipient disponible, des groupes de jeunes se sont mobilisés pour évacuer l’eau de leurs habitations. Leur détermination à rendre les conditions de vie plus supportables témoigne de leur désir de célébrer la nouvelle année dans les meilleures conditions possibles, refusant de laisser la pluie gâcher ce moment festif.
Par ailleurs, ce début de journée du 1er janvier 2026 à Kintambo rappelle la fragilité des infrastructures face aux aléas climatiques, mais elle met surtout en lumière la résilience, la débrouillardise et l’esprit communautaire qui animent les habitants de Kinshasa. Un début d’année sous le signe de l’eau, mais aussi de la solidarité et de l’espoir.
Joëlle Luniongo


