L’Unité de Coordination du Projet TRANSFORME (UCP-TRANSFORME), en partenariat avec l’École régionale supérieure de la magistrature (ERSUMA) de l’OHADA, a inauguré, le lundi 14 juillet 2025 à l’hôtel Pullman de Kinshasa, une formation de quatre jours dédiée à l’arbitrage et aux modes alternatifs de règlement des différends (MARD).
Cette initiative, portée par la composante environnement des affaires du projet, vise à renforcer la sécurité juridique et judiciaire nécessaire à l’attraction des investissements privés en RDC.
Favoriser l’appropriation et la restitution des acquis
Me Eddy Bantou, conseiller au ministère de la Justice et représentant du ministre d’État, a ouvert la cérémonie en recommandant aux quatre-vingts participants de s’approprier le droit de l’arbitrage de l’OHADA.
« Respectez le devoir de restitution », a-t-il insisté, afin que chacun partage ensuite ses nouvelles compétences dans son milieu professionnel pour assurer l’« implémentation effective de l’OHADA ».
Une formation soutenue par les institutions nationales
Mme Kitete, conseillère à la sécurité juridique de la Cellule du climat des affaires, a souligné l’importance de l’arbitrage comme alternative crédible à la justice classique, notamment pour désengorger les tribunaux et renforcer la confiance des acteurs économiques.
De son côté, le Professeur Roger Massamba, président de la Commission nationale de l’OHADA, a appelé à la vulgarisation et à l’institutionnalisation des MARD, estimant qu’ils constituent des gages de vérité, de confidentialité et de flexibilité procédurale, particulièrement dans les secteurs sensibles comme les marchés publics.
Un levier pour un climat d’affaires attractif
Mallory Luntadi, responsable des opérations du projet TRANSFORME, a rappelé que l’arbitrage et les MARD sont des outils modernes, rapides et efficaces pour le règlement des litiges commerciaux.
Elle a expliqué que, à la demande des acteurs publics et privés, le projet appuie leur promotion via ERSUMA, et qu’au-delà de cette cérémonie de lancement des sessions de formation sont prévues à Kinshasa et Matadi, accompagnées de consultations et d’actions de sensibilisation dans tout l’écosystème entrepreneurial congolais.
Cette opération fait avancer vers une justice contractuelle efficiente et un environnement des affaires plus sécurisé en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


