Devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès ce lundi 8 décembre 2025, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a placé l’éducation au cœur des priorités nationales.
Dans un discours dense et stratégique, le Chef de l’État a détaillé une série de réformes majeures destinées à moderniser en profondeur le système éducatif congolais, affirmant sa volonté de bâtir une école plus fiable, plus accessible et résolument tournée vers l’avenir.
L’éducation congolaise, pionnière en Afrique grâce au numérique
Le Président a rappelé les avancées déjà réalisées, qualifiant l’évolution du secteur éducatif de tournant historique.
« La RDC s’impose comme pionnière en Afrique avec la correction de l’Exetat par technologies modernes et intelligence artificielle, diplôme électronique sécurisé par blockchain, fiabilité accrue des résultats et lutte déterminante contre la fraude documentaire. Une avancée majeure pour la crédibilité de notre système éducatif et la reconnaissance internationale de nos diplômes », a-t-il souligné, mettant en avant l’impact du numérique dans la transparence et la sécurisation des examens d’État.
Selon lui, ces innovations placent désormais le pays sur une trajectoire de modernisation irréversible.
Vers une école moderne, numérisée et inclusive dès 2026
Le Chef de l’État a ensuite annoncé un nouveau cap pour l’année 2026, qui marquera selon lui l’ouverture d’une nouvelle ère.
Parmi les chantiers prioritaires :
– 1 000 nouvelles écoles seront construites dans l’ensemble du territoire national ;
– 4 Instituts de formation des enseignants (IFE) seront opérationnalisés pour renforcer les capacités pédagogiques ;
– Tous les services éducatifs seront numérisés grâce à l’introduction de la carte biométrique scolaire ;
– L’enseignement à distance sera déployé à grande échelle afin de toucher les zones les plus enclavées ;
– La gratuité de l’enseignement primaire sera consolidée par des investissements structurels visant une école plus équipée, moderne et accueillante.
« Dès 2026, une nouvelle ère s’ouvre : plus de 1000 écoles seront construites, 4 Instituts de formation des enseignants opérationnalisés, les services éducatifs entièrement numérisés via carte biométrique, et l’enseignement à distance déployé à grande échelle. La gratuité gagne en sens : une école moderne, accessible, mieux équipée et mieux encadrée pour chaque enfant », a affirmé le Président.
Un effort financier notable pour soutenir les enseignants
Félix Tshisekedi n’a pas manqué d’aborder la situation du personnel enseignant, rappelant le rôle crucial de ces acteurs dans la réussite de toute réforme éducative.
Il a ainsi annoncé une mesure phare : l’octroi d’un supplément de 100 000 francs congolais pour chaque enseignant, une décision saluée comme un signal fort en faveur de la valorisation de la profession éducative.
Dans la même lancée, il a confirmé la construction de 1 384 nouvelles écoles dans le cadre du programme national d’accélération de la gratuité, renforçant encore la dynamique déjà amorcée ces dernières années.
Un discours ambitieux, porteur d’espoir
Au-delà des chiffres et des annonces, ce moment solennel a été marqué par la tonalité du Chef de l’État, que beaucoup ont qualifié d’audacieuse et galvanisante.
Le discours du Chef de l’État a mis en lumière un leadership audacieux, dont la force résidait dans une vision éducative claire et résolument tournée vers l’avenir. Félix Tshisekedi a su projeter une image d’une RDC qui, malgré les défis, avance vers un système éducatif plus fiable, plus moderne et plus inclusif.
Le Président, en insistant sur les progrès réalisés et les réformes en cours, a donné l’impression d’un pays décidé à renforcer ses fondations scolaires, à rehausser la qualité de son enseignement et à préparer toute une génération à affronter un monde en constante évolution.
Le discours du 8 décembre se un appel à poursuivre l’élan des réformes, à moderniser le pays en profondeur et à faire de l’école congolaise un pilier central du développement national.
Lydia Mangala


