Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est exprimé sur les ondes de Top Congo FM lors d’une intervention très attendue, marquée par des éclaircissements sur la situation de Emmanuel Ramazani Shadary. Une sortie médiatique qui intervient dans un contexte politique et judiciaire particulièrement scruté en République démocratique du Congo.
Au cours de cette interview, le garde des Sceaux a tenu à rappeler le rôle central de la justice dans le fonctionnement de l’État, insistant sur son indépendance vis-à-vis des pressions politiques. Sans entrer dans les détails d’éventuelles procédures en cours, Guillaume Ngefa a affirmé que toute démarche judiciaire concernant Emmanuel Ramazani Shadary devait se faire « dans le strict respect de la loi et des droits de la défense ».
Le ministre a également rejeté toute idée d’acharnement ou de règlement de comptes, soulignant que « la justice ne doit pas être instrumentalisée ». Une déclaration qui vise à rassurer l’opinion publique face aux spéculations relayées sur les réseaux sociaux autour du cas de l’ancien candidat à la présidentielle.
Concernant Emmanuel Ramazani Shadary, cadre du Front commun pour le Congo, le ministre Ngefa a appelé à la retenue et à la responsabilité dans la diffusion des informations. Il a rappelé que seule une communication officielle des instances judiciaires pouvait faire foi.
En effet, cette sortie médiatique a rapidement suscité des réactions dans l’opinion. Certains y voient une volonté d’apaiser le débat, tandis que d’autres attendent des actes concrets pour clarifier la situation. Dans un pays où les questions judiciaires liées aux acteurs politiques sont très sensibles, cette prise de parole du ministre de la Justice pourrait marquer une étape dans la gestion de ce dossier.
Il convient de noter que l’intervention de Ngefa sur Top Congo FM s’inscrit dans une démarche de pédagogie institutionnelle, visant à rappeler les principes fondamentaux de l’État de droit en République démocratique du Congo, tout en appelant à éviter toute précipitation dans le traitement médiatique des affaires impliquant des personnalités politiques.
Ben Mandjolo


