Une délégation colombienne de haut niveau, conduite par Paola, a été reçue ce mercredi 2 juillet 2025 à Kinshasa par la ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un effort de coopération Sud‑Sud visant à partager des expériences en matière de justice transitionnelle, alors que la RDC engage un processus de réconciliation post‑conflit.
Bogotá partage son expérience post‑conflit

Lors de cette audience, Paola a expliqué que la Colombie souhaitait faire part de ses avancées en matière de justice transitionnelle, notamment les mécanismes instaurés après les accords de paix avec les FARC et les travaux de la Commission de la vérité.
L’objectif était également de découvrir les dispositifs de justice traditionnelle congolais, tels que les communautés locales utilisent pour résoudre les conflits.
La RDC s’inspire de la justice traditionnelle

Pour la ministre Mawavita, cet échange précieux constitue une opportunité d’enrichir le processus congolais en s’appuyant sur des exemples concrets et adaptés au contexte local.
Elle a souligné l’importance de combiner les modèles internationaux, tels que celui de la Colombie, avec les pratiques ancestrales de son pays.
Un rapprochement diplomatique porteur d’espoirs
Cette rencontre entre Kinshasa et Bogota témoigne d’une volonté partagée de promouvoir les droits de l’homme, la paix durable et la justice inclusive.
Elle illustre aussi l’engagement de la RDC et de la Colombie dans une logique d’apprentissage mutuel au sein de la coopération Sud‑Sud.
Ce dialogue ouvre la voie à la finalisation d’un cadre congolais pertinent, s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales et les traditions locales, un gage d’un processus de paix plus solide et respectueux des communautés.
Lydia Mangala


