À la surprise générale, après avoir quitté le gouvernement Suminwa à seulement quelques jours après son investiture, l’ex-ministre de l’environnement, Stéphanie Mbombo, a été nommée, le mercredi 23 juillet 2025, comme membre du Conseil d’administration du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE).
Cette nomination intervient dans le cadre d’une série de désignations à la tête de cette institution publique chargée de mobiliser les financements en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable en République démocratique du Congo.
Un départ précipité du gouvernement
La présence de Stéphanie Mbombo dans le gouvernement n’aura été que de courte durée. Ce retrait précoce s’explique par l’incompatibilité de ses nouvelles fonctions avec celles de ministre. Ce cas de figure, bien que rare, souligne les ajustements fréquents opérés dans la configuration institutionnelle après la mise en place d’un exécutif.
Pour rappel, Mbombo était connue pour son engagement sur les questions climatiques et environnementales, ayant auparavant occupé la fonction de Coordinatrice nationale adjointe de la Commission climat du Bassin du Congo. Son retour dans le secteur environnemental s’inscrit donc dans une certaine continuité.
Une nouvelle direction au FIE
Outre Mme Mbombo, deux autres personnalités ont été nommées à des postes clés au sein du FIE :
– Cédric Mbindu Bidwaya a été désigné président du Conseil d’administration (PCA) ;
– Manassey Ngadi Mwanda a été nommé directeur général.
Ces nouvelles figures auront pour mission de renforcer les capacités du FIE, notamment dans la gestion des ressources environnementales, la mise en œuvre des politiques climatiques nationales et la recherche de partenariats techniques et financiers.
Le FIE, un levier stratégiqueu
Le Fonds d’intervention pour l’environnement joue un rôle crucial dans la stratégie de la RDC face aux enjeux climatiques mondiaux. Il constitue une interface entre les partenaires techniques et financiers et les projets verts sur le territoire national.
Ces nouvelles nominations traduisent la volonté du gouvernement de redynamiser cet outil stratégique pour faire de la RDC un acteur incontournable de la gouvernance environnementale internationale.
Lydia Mangala


