La Mission permanente de la RDC auprès de l’ONU à New York a organisé jeudi 15 mai, une cérémonie diplomatique majeure pour présenter officiellement la candidature de la République démocratique du Congo au siège non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026–2027.
L’événement s’est tenu en présence de l’Ambassadeur itinérant Antoine Ghonda Mangalibi, envoyé spécial du Chef de l’État, des représentants permanents des membres du Conseil, et de l’Ambassadeur Zénon Mukongo, Représentant permanent de la RDC auprès de l’ONU.
Un message présidentiel porté par le diplomate

Prenant la parole au nom de la Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, l’Ambassadeur Zénon Mukongo a remercié les États membres pour leur soutien :
« La RDC vous est reconnaissante pour la confiance déjà manifestée. Sous la houlette de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous voulons faire entendre la voix de Ko-ngo, aller vers l’excellence ».
Il a rappelé que le 17 mai 1865 voyait naître à Paris l’Union télégraphique internationale, ancêtre de l’UIT, et que 160 ans plus tard, les Télécommunications portent encore l’ambition d’unir les peuples.
Sur le même registre, la candidature congolaise au Conseil de sécurité entend rapprocher les nations au service de la paix.
Sept piliers pour un mandat « Ko-ngo »
Le programme de la RDC s’articule autour de sept axes clés :
– Bonne gouvernance des ressources naturelles : lutter contre les exploitations illicites et renforcer la transparence.
– Transition climatique : protéger la forêt tropicale et développer des énergies renouvelables.
– Réforme de la sécurité collective : adapter les mécanismes onusiens aux menaces hybrides.
– Promotion des droits humains : prévention des génocides et protection des minorités.
– Égalité des chances pour les femmes et les jeunes : faire de la parité un levier de stabilité.
– Consolidation de la paix : soutien aux pays post-conflit, notamment dans les Grands Lacs.
– Développement durable : intégrer les ODD à toutes les résolutions du Conseil.
« Nous ne cherchons pas un privilège, mais la responsabilité partagée d’une nation solution », a insisté Zénon Mukongo.
Un appui régional et continental

La candidature congolaise jouit déjà du soutien unanime des États d’Afrique centrale et de l’Union africaine, une marque de reconnaissance de la RDC comme acteur incontournable de la stabilité régionale. Dans un message publié le même jour, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État américain, a salué ces avancées :
« Je viens de m’entretenir avec le président togolais Faure Gnassingbé, facilitateur principal, au sujet des progrès significatifs de la Déclaration de principes RDC–Rwanda. »
Le Togo joue un rôle de médiateur clé, rassemblant à Lomé des personnalités comme Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta ou Catherine Samba-Panza pour unifier les processus de paix dans l’Est.
En route vers l’élection du 3 juin

Le scrutin pour désigner les membres non-permanents se tiendra le mardi 3 juin 2025 à l’Assemblée générale de l’ONU.
Jusqu’alors, la RDC poursuit sa campagne diplomatique, multipliant rencontres bilatérales et présentations de son feuille de route, convaincue que ses atouts territoriaux, démographiques et son expérience de médiation régionale feront pencher la balance.
En inscrivant son nom dans la charte même de son pays, Ko-ngo, aller vers l’excellence, symbole de vigilance et de puissance maîtrisée, la RDC affirme son ambition de porter la voix de l’Afrique vers une gouvernance mondiale plus juste et plus efficace.
Lydia Mangala


