Suite à la parution du communiqué de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) dénonçant des détournements de fonds dans le cadre du contrat de reconstruction du Marché Central de Kinshasa, le mercredi 09 avril 2925, l’ancien speaker de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, a réagi avec véhémence.
Pour lui, ce dossier relèverait d’une manipulation politicienne destinée à salir son image, alors que les vérifications réalisées par l’Inspection générale des finances (IGF) n’auraient jamais mis en cause ni le partage des recettes ni la gestion effective de ce projet.
Le dossier, un cadrage erroné selon Mpoyi
Gode Mpoyi déclare que les conclusions avancées par l’ODEP et rapportées par la Cour des Comptes déforment la réalité du dossier. Il rappelle que, lors de la phase de suivi par l’IGF, le mode de financement ainsi que le partage des recettes entre le gouvernorat et la société Sogema avaient été jugés conformes et équitables.
« Notre assemblée provinciale n’a jamais été impliquée dans des irrégularités. Le dossier a été traité dans le respect des recommandations, et les difficultés rencontrées relèvent avant tout d’une mauvaise gestion administrative sur d’autres fronts, non imputables à nos services », a-t-il affirmé.
Un appel à ne pas prêter oreille aux manœuvres politiques
L’ancien speaker accuse les auteurs du communiqué de vouloir ternir sa réputation pour des motifs purement politiques. Selon lui, ces attaques visent à détourner l’attention des véritables dysfonctionnements et à remettre en question la crédibilité des institutions chargées de réguler les finances publiques.
« Ce communiqué n’est qu’un instrument de déstabilisation politique. L’opinion doit garder son esprit critique et ne pas se laisser influencer par ces manœuvres destinées à détourner l’attention des citoyens des réelles réformes en cours », a ajouté Gode Mpoyi.
La défense de l’intégrité institutionnelle
Pour Gode Mpoyi, il est essentiel que les investigations se concentrent sur les véritables failles du système et sur la nécessité d’un contrôle rigoureux des projets d’intérêt public, plutôt que de chercher à discréditer des acteurs institutionnels de bonne foi.
Il a insisté sur le fait que l’IGF, dont les recommandations avaient été suivies, reste le garant d’une gestion transparente des ressources.
De son côté, l’ancien speaker invite à une réévaluation objective du dossier, fondée sur des données vérifiées, afin de restaurer la confiance en l’appareil administratif de Kinshasa.
Lydia Mangala


