À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, les projecteurs sont braqués sur les cadres des nations qualifiées. Le portier du Havre et de la République Démocratique du Congo , Lionel Mpasi, s’est exprimé sans détour sur son évolution au sein de la sélection nationale, anticipant un changement de statut majeur pour la compétition qui se tiendra au Royaume Chérifien du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
Lors d’une interview accordée à RFI à quelques jours de l’échéance continentale, le gardien de but, titulaire et révélation pour beaucoup lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, a évoqué la notion d’ancienneté et de leadership au sein du groupe congolais. Lionel Mpasi, malgré ses années de présence, avoue ne pas avoir vu le temps passer.
«Cela fait maintenant trois ans que je suis en sélection, je fais partie des plus anciens. Après, je n’en ai pas forcément l’impression, parce qu’on ne voit pas le temps passer.», a-t-il déclaré l’ancien gardien de Rodez.
En fait, la participation à la CAN Ivoirienne 2023 où les Léopards ont réalisé un parcours remarqué, a manifestement servi de catalyseur à son leadership. Fort de cette première expérience en phase finale, le portier congolais se sent prêt à endosser un rôle plus important au Maroc. C’est avec une assurance tranquille qu’il affirme.
«Forcément j’aurai un rôle de cadre, j’aurai déjà vécu une Coupe d’Afrique des Nations.», a expliqué Lionel Mpasi.
Cette déclaration illustre non seulement sa progression individuelle mais aussi la transmission d’expérience essentielle dans un groupe qui mêle jeunesse et joueurs aguerris. Avoir déjà vécu une CAN confère une légitimité nouvelle pour guider ses coéquipiers, notamment les néophytes, à travers les pressions et les enjeux d’une compétition de cette envergure.
À la CAN Maroc 2025, le statut de Mpasi passe ainsi de celui de nouveau venu talentueux à celui de pilier expérimenté de la sélection. Son leadership ne sera pas seulement technique dans les buts, mais aussi vocal et psychologique dans le vestiaire.
Josaphat Mayi


