Le lundi 7 juillet 2025, les ministères de la Fonction publique, du Budget et des Finances se sont réunis en session tripartite pour examiner l’avant-projet de la nouvelle politique salariale, présenté quelques heures plus tôt au Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau.
L’objectif était d’enrichir ce document stratégique afin de garantir une rémunération publique plus équitable, performante et financièrement soutenable.
Examen technique et enrichissement du document

Dès l’ouverture des travaux, chaque ministère a analysé les grandes lignes du projet notamment l’instauration d’un barème unique, les mécanismes d’ajustement automatique et le calendrier de revalorisation progressive.
Les participants ont salué la volonté de simplification et de transparence, soulignant toutefois la nécessité de préciser certaines méthodes de calcul et d’ajuster les rythmes de revalorisation pour ménager les finances publiques.
Recommandations pour l’équité et la soutenabilité
Au cours des débats, plusieurs propositions ont émergé pour renforcer la justice sociale et préserver l’équilibre macro-économique :
– Introduire des coefficients de majoration différenciés selon la pénibilité des fonctions et le coût de la vie local.
– Lier les revalorisations à un indicateur mixte combinant inflation et productivité de l’administration.
– Prévoir un mécanisme de revue semestrielle afin de corriger rapidement les écarts budgétaires.
Enjeux et perspectives d’adoption
Cette étape tripartite marque un jalon clé dans le processus de validation progressive du document.
Forts de ces recommandations, les ministères retourneront en coordination avec le Cabinet du Chef de l’État pour finaliser un texte conforme à la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : une fonction publique modernisée, performante et solidaire.
La prochaine phase consistera en une consultation avec les syndicats avant la présentation du projet de loi au Parlement.
En posant les bases d’un système salarial rénové, la RDC se dote d’un outil essentiel pour attirer et fidéliser des fonctionnaires compétents, tout en assurant l’équilibre des finances publiques et la cohésion sociale.
Lydia Mangala


