Du mercredi 9 au samedi 12 juillet 2025, Mbuji-Mayi a accueilli l’atelier opérationnel de lancement du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), financé à hauteur de 69 millions USD par le Partenariat mondial pour l’éducation et appuyé par la Banque mondiale.
Réunis sous la houlette du gouverneur intérimaire du Kasaï-Oriental, Augustin Kayemba, les acteurs de l’éducation ont consolidé un plan d’actions réaliste et budgétisé pour déployer, dès 2024, des interventions structurantes dans cinq provinces congolaises.
Un plan d’actions concret et chiffré
Au cœur des travaux, les participants ont défini un calendrier précis :
– Construction d’infrastructures scolaires et WASH : démarrage des travaux dès décembre 2025 pour offrir à chaque élève un accès à des bâtiments sûrs et à l’eau potable.
– Distribution de manuels : 5,3 millions d’exemplaires seront acheminés entre avril et août 2026, afin d’équiper systématiquement chaque classe.
– Formation des enseignants : 150 000 maîtres seront formés à l’utilisation des nouveaux supports pédagogiques, garantissant ainsi une montée en compétences rapide et homogène.
– Politique nationale des manuels : élaboration et adoption d’un cadre national pour la production, la sélection et la diffusion des manuels à partir de janvier 2027.
Appel à la responsabilité collective
À l’occasion de la cérémonie de clôture, le gouverneur a.i. Augustin Kayemba a insisté sur la dimension collective du chantier :
« Ce n’est plus seulement un projet, mais une responsabilité partagée. Chacun doit faire preuve de rigueur, de transparence et d’esprit de redevabilité », a-t-il affirmé.
Cette injonction souligne l’importance d’un suivi étroit et d’une mobilisation continue des équipes ministérielles et provinciales.
Sud-Kivu : vers un déploiement malgré l’insécurité
Interrogée sur l’absence des responsables du Sud-Kivu, la coordonnatrice du PEQIP, Wali Belade, a expliqué qu’elle résulte de l’instabilité sécuritaire persistante dans certaines zones.
Elle a néanmoins réaffirmé la détermination du projet à étendre ses activités dès que le contexte le permettra, en vue d’assurer une couverture complète des cinq provinces ciblées, dont l’Ituri, le Kasaï, le Kasaï Central et le Kasaï Oriental.
Un consensus autour du PEQIP
Au nom des participants, Jean Pierre Luabeya Ntumba, coordinateur provincial des Écoles Conventionnées Lumière, a rendu hommage à l’impulsion donnée par le gouverneur et la coordonnatrice :
« Leur proximité et leur clarté ont marqué ces quatre jours d’échanges, ouvrant la voie à une mise en œuvre efficace et partagée », a-t-il reconnu.
Tous ont salué la qualité du dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté et les partenaires financiers, gage d’une planification opérationnelle réaliste.
Grâce à ce lancement, le PEQIP passe de la planche à dessin aux chantiers concrets, posant les bases d’un système éducatif primaire plus inclusif, mieux équipé et résolument tourné vers l’avenir de la jeunesse congolaise.
Lydia Mangala


