Une directive du gouvernement provincial de Kinshasa impose un délai de 48 heures, débutant le vendredi 30 janvier et se terminant le dimanche 1er février 2026, aux commerçants occupant illégalement le site de Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula. Cette décision vise à permettre la construction d’un marché moderne sur cet espace, propriété de l’État.
Le président du syndicat des vendeurs du Congo, Kilalo Ekofo, a publiquement approuvé cette initiative, la considérant comme une avancée significative pour l’assainissement urbain et le développement de nouvelles infrastructures commerciales. Il a souligné que ce projet permettra de relocaliser les vendeurs actuellement installés sur la voie publique, les éloignant ainsi des dangers constants d’accidents de circulation, une réalité tragique pour nombre d’entre eux. Kilalo Ekofo a également dénoncé l’appropriation indue de ce terrain public par des individus mal intentionnés durant une période antérieure où les vendeurs avaient été transférés au marché Camp PM, profitant de cette absence pour y bâtir des habitations et y organiser des transactions illégales.
Le marché Matadi-Kibala constitue un pôle économique majeur dans la capitale congolaise. Cependant, sa configuration actuelle pose de sérieux problèmes de sécurité. Un grand nombre de marchands y étalent leurs produits directement sur la chaussée, ignorant les risques considérables d’accidents aux conséquences parfois fatales. Ce mode opératoire a déjà coûté la vie à plusieurs personnes, soulignant l’urgence d’une réorganisation de cet espace commercial.
Cette opération de mise en demeure s’inscrit dans une démarche plus large de la ville de Kinshasa visant à moderniser ses infrastructures commerciales et à améliorer la sécurité routière. L’objectif est de créer des environnements de travail plus sûrs et plus organisés pour les commerçants, tout en fluidifiant la circulation dans des zones souvent congestionnées. La construction du futur marché moderne de Matadi-Kibala devrait apporter une solution durable à ces problématiques, en offrant des espaces dédiés et sécurisés pour les activités commerciales, tout en libérant l’espace public.
Joëlle Luniongo


