À peine nommé à la tête du ministère de la Justice, Guillaume Ngefa connaît déjà la principale attente de l’opinion publique : s’attaquer à la corruption au sein de la magistrature. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par la rédaction de Zolanews, entre le 24 et le 31 août 2025, auprès d’un échantillon de citoyens congolais et de la diaspora via les réseaux sociaux X, Facebook et WhatsApp.
Les résultats sont sans équivoque : 69,1 % des participants estiment que la première mission du nouveau ministre doit être de lutter contre la corruption dans l’appareil judiciaire. Ce chiffre illustre la défiance persistante de la population envers les pratiques jugées opaques et arbitraires dans les tribunaux.

D’autres priorités, moins plébiscitées, apparaissent également :
• Renforcement de l’effectif des magistrats (8,2 %)
• Amélioration des infrastructures judiciaires (6,2 %)
• Résolution des conflits fonciers (5,2 %)
• Modernisation des infrastructures pénitentiaires (4,1 %)
• Sécurisation du certificat de nationalité congolaise (3,1 %)
• Traçabilité des frais de justice (2,1 %)
• Lutte contre les violences sexuelles et fin des arrangements à l’amiable (1 %)
• Réduction des tracasseries routières (1 %)
Répartition géographique des participants
Facebook :
• Congo – Kinshasa : 72,8 %
• Autre : 9,6 %
• Canada : 3,2 %
• Congo – Brazzaville : 2,0 %
• Côte d’Ivoire : 2,0 %
• France : 2,0 %
• Sénégal : 2,0 %
• Burkina Faso : 1,6 %
• Mali : 1,6 %
• Tchad : 1,6 %
• Afrique du Sud : 1,6 %
WhatsApp :
• Congo – Kinshasa : 85,0 %
• Sénégal : 4,0 %
• Autre : 3,3 %
• Côte d’Ivoire : 1,8 %
• Congo – Brazzaville : 1,5 %
• Mauritanie : 1,5 %
• Angola : 0,7 %
• Bangladesh : 0,7 %
• Brésil : 0,7 %
• Belgique : 0,4 %
• Tanzanie : 0,4 %
X :
• Congo – Kinshasa : 85,0 %
• Sénégal : 4,0 %
• Autre : 3,3 %
• Côte d’Ivoire : 1,8 %
• Congo – Brazzaville : 1,5 %
• Mauritanie : 1,5 %
• USA : 1,1 %
• Angola : 0,7 %
• Bangladesh : 0,7 %
• Brésil : 0,7 %
• Belgique : 0,4 %
• Tanzanie : 0,4 %

Cette répartition révèle que la majorité des participants provient de Kinshasa, tandis qu’une part significative émane de la diaspora africaine et internationale, soulignant l’intérêt pour la justice en RDC au-delà des frontières.
Pour Guillaume Ngefa, ancien haut cadre des Nations unies et défenseur reconnu des droits humains, le défi est de taille. La population attend non seulement des discours fermes, mais surtout des actions concrètes pour restaurer la confiance dans l’appareil judiciaire.
Alors que la justice reste la colonne vertébrale de l’État de droit, l’opinion publique espère que le nouveau ministre fera de la lutte contre la corruption non pas un slogan, mais une véritable politique publique, susceptible de renforcer la légitimité des réformes institutionnelles en cours.
Joséphine Mawete


